«Chu tanné !» C’est probablement la phrase qu’on entend le plus en ce moment au Québec, où chacun est encore sous le choc de la tempête de neige du week-end dernier qui, rien qu’à Montréal, a laissé une trentaine de centimètres supplémentaires, provoquant des centaines de sorties de route, la fermeture de l’aéroport de Dorval, et pas mal de maux de dos à tous ceux qui, comme moi, ont été forcés de pelleter pour simplement pouvoir entrer ou sortir de leur logis.
Aujourd’hui, dans mon jardin, la neige accumulée dépasse allègrement un mètre. En admettant qu’il ne tombe plus rien d’ici la fin de l’hiver – ce qui est peu probable au demeurant – il faudrait des semaines de températures positives avant que je puisse revoir mon gazon,
Quant à redémarrer la piscine, à présent ensevelie sous près de deux mètres de glace et de neige durcie, cette perspective relève carrément de la pensée magique : dans le journal de ce matin, les spécialistes de la question évaluent ce moment pour moi béni à la mi-mai… si tout va bien.
Lorsqu’on sait qu’au Québec la saison de la baignade ne dépasse guère deux mois, ce n’est certes pas cette année que je pourrais gagner ma qualification pour les Jeux Olympiques de Natation : au train où nous sommes partis, je ferais tout aussi bien de la reconvertir en patinoire et d’apprendre le hockey sur glace…
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