Le blogue-notes de Diberville

Plus ça change, plus c'est pareil...
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La  Nouvelle culture économique, c’est exactement comme la  "Nouvelle culture politique" : le même et vaste foutage de gueule n’ayant d’autre objectif que de calmer le quidam ulcéré par la conception très particulière que  les  "décideurs" se font du bien commun.

Or donc, après s’être littéralement goinfrés de dividendes, bonus et autres stock options durant les années fastes, les grands patrons d’entreprises se sont vus rattrapés par une crise économique née de leurs propres excès mais dont ils entendent, comme de coutume, refiler la facture à leurs employés et à l’ensemble des contribuables.

"C’est la crise, les temps sont durs, il faut faire des sacrifices et donc réduire les salaires et licencier du personnel" nous disent-ils... mais en évitant, comme de coutume, de s'inclure dans cette recette-miracle


A la banque Dexia, qui ne doit sa survie qu’à l’intervention massive des contribuables belges et français, les cadres ainsi sauvés du chômage  viennent d’empocher 8 millions d’euros (12.5 millions de dollars canadiens) tandis que l’ex PDG de l’entreprise, Axel Miller, a pour sa part reçu une indemnité de départ de 825.000 euros (1.3 million de dollars)… alors qu’il avait pourtant annoncé, fin septembre 2008, qu'il ne demanderait aucun dédommagement après sa démission forcée. Mais comment en vouloir á Axel Miller lorsqu’on sait que son successeur, Pierre Mariani, vient de se voter lui-même un salaire fixe en hausse de 30% par rapport à celui de son prédécesseur ?


En France toujours, Daniel Bouton, PDG de la Société Générale, a décidé de partir à la retraite pour "protéger la Société Générale" (sic). Un magnanimité qui vous arracherait des larmes si on ne savait qu’elle s’accompagne également d’un généreux plan de retraite personnel de 730 000 euros par an, soit 1.1 million de dollars.


En Belgique, les ex dirigeants de la banque Fortis ne sont pas en reste. Jean-Paul Votron, l’ex patron licencié le 11 juillet dernier, a empoché  6.3 millions d’euros (10 millions de dollars) en quittant son bureau, tandis que Gilbert Mittler, l’ex directeur financier, est parti avec 4 millions d’euros qui ne l’empêchent pas de continuer à en réclamer 900 000 de plus, qui lui seraient paraît-il dus pour sa pension.


Au Québec, après avoir lamentablement échoué dans la revente de la firme de télécommunication BCE, son PDG, Michael Sabia, a dû démissionner de son poste mais en empochant tout de même une prime de départ de 14 millions de dollars canadiens, une prime "incitative" de 3.1 millions, et une prime "de reconnaissance" de 1.25 million, soit plus de 18 millions de dollars (11 millions d’euros) de primes, auxquelles s’ajoute une rente annuelle de 969 000 dollars bien évidemment indexée.

Dans ses conditions, on comprend mieux pourquoi Monsieur Sabia, qui à 55 ans vient d’être nommé PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec, on comprend mieux pourquoi il ne s’est pas exagérément fait prier pour renoncer à la rente annuelle de 235 000 dollars à laquelle sa nouvelle nomination lui donnait normalement droit...


Mais tout cela n’est finalement que peu de chose en regard de ce qui se passe aux États-Unis, pays pourtant  le plus touché par la crise, et où Rick Wagoner, PDG de General Motors, s’est vu contraint de démissionner de son poste et d’une entreprise maintenant sous respiration artificielle de Washington, mais non sans avoir empoché un chèque de 20 millions de dollars US (15 millions d’euros) correspondant "à sa retraite et à d'autres éléments de rémunération à paiement différé" dûs pour ses 32 années de présence au sein d’une entreprise qu’il a lui-même conduite à la faillite.


Chez Goldman Sachs, qui n’a dû sa survie qu’aux 10 milliards de dollars que lui a versé en catastrophe le Trésor américain, le discours a au moins le mérite d’être clair, puisqu’aussitôt après avoir renoué avec les bénéfices, les dirigeants de cette banque ô combien estimable ont annoncé leur intention de rembourser Washington au plus vite, ce qui, comme le souligne le
Wall Street Journal, leur permettra d’échapper ainsi aux critères de rémunération imposés par la Maison Blanche, lesquels limitent les bonus des dirigeants à un tiers de leur salaire fixe et imposent un contrôle des augmentations de dividendes...

Plus ça change, plus c’est pareil…

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Tenir la distance
[info]diberville


Les vacances approchent et avec elles, de nouvelles occasions de parcourir le monde en compagnie de votre fidèle
netbook.

Car le netbook, c’est d’abord et avant tout une machine nomade, conçue pour vous accompagner dans l’autobus, le train ou l’avion, en camping ou en trekking, bref en autant d’endroits qui ont tous en commun d’être fort éloignés d’une prise de courant.


Pour l’utilisateur d’un netbook, l’autonomie de la batterie devrait donc constituer le premier critère d’achat; et pour le fabriquant, le point numéro un du cahier des charges.

Mais dans les faits, c’est très rarement le cas. D’abord parce que l’acheteur est bien plus sensible au prix, à la renommée de la marque ou à l’esthétique de la machine, et ensuite parce qu’une batterie de six cellules à haute capacité est plus lourde et revient bien plus cher au fabriquant qu’une batterie  à seulement trois cellules.


En conséquence, la majorité des netbooks mis sur le marché sont des modèles à trois cellules qui, à l’instar du nouveau Royaltek W101, atteignent péniblement les deux heures d’autonomie.

Il  importe cependant de ne pas se laisser leurrer par les promesses extravagantes des constructeurs qui, quel que le modèle de la batterie, claironnent des performances sans rapport aucun avec la réalité.


Comme pour les automobiles, l’appétit d’énergie des netbooks est généralement sous-évalué d’un bon 25 %. Ainsi, la batterie à 4 cellules de mon Eee 900HA n’est jamais parvenue à tenir les "5 heures" revendiquées par Asus, mais plutôt 3.5 heures en conditions  "réelles", c.-à-d. Wifi (ou modem 3G) allumé et usage mixte Internet/bureautique. Encore faut-il, pour arriver à pareil résultat, placer le processeur en mode d’économie d’énergie, et réduire de 50 % le rétro-éclairage de l’écran.

Sur le 1000HE, actuel champion de l’autonomie, on peut espérer atteindre les 7 heures en conditions « réelles » ce qui est exceptionnel, mais tout de même moins que les  "9.5 heures " que proclame ASUS, et il faudra sans doute attendre le futur MSI Wind U115 pour atteindre les 10 heures "réelles" (pour  "12 heures" revendiquées)


Une autre solution pour accroître l’autonomie de votre netbook consiste à se tourner vers  des batteries tierce-partie (qui offrent une meilleure longévité mais sont hélas souvent beaucoup plus lourdes et encombrantes que les originales),  ou encore à acheter une deuxième batterie (qui évidemment ajoutera un peu de poids dans votre sac… en plus de vous coûter plus du quart du prix d’achat de votre netbook !)

Bonnes vacances !

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Quel est votre profil netbook ?
[info]diberville

Bon : depuis le temps que je vous en parle, vous avez enfin décider d'acheter un netbook ! Mais lequel ? Il y a un an, vous n’auriez trouvé qu’un seul modèle – le Eee -701 - à mettre dans votre caddy. Aujourd’hui, un wagon de chemin de fer ne suffirait pas tant l’offre est devenue abondante.

Pourtant, au niveau des performances et des fonctionnalités, rien ne ressemble plus à un netbook qu’un autre netbook. A de rarissimes exceptions-prés, ces machines sont en effet toutes articulées autour d’un processeur Intel Atom secondé par 1 Go de mémoire vive et un disque dur de 80 à 160 Go (ou un SSD de 8 à 16 Go).

En définitive, le choix d’une machine plutôt que d’une autre ne dépendra donc que de vos goûts personnels, ou plus exactement de votre "profil netbook", qui vous orientera vers celle-ci ou celle-là. Voici donc, rien que pour vous, un guide d’achat en cinq portraits.


* Fauché. Vous êtes dans le rouge dès le 10 du mois et, en ces temps d’incertitudes et de récession économique mondiale, le prix de vente constitue votre critère essentiel. Dans ce cas, l’ACER Aspire One est fait pour vous ! En cherchant un peu, vous pourrez le trouver à moins de 300 $ et, pour cette somme, vous disposerez quand même d’une machine jolie et compacte, d’un excellent clavier, ainsi que d’une autonomie d’environ trois heures avec sa batterie à trois cellules. Vous devrez cependant vous accommoder d’un écran de 9 pouces au revêtement brillant (donc inutilisable en pleine lumière), d'une débauche de plastiques bon marché, et de charnières qui semblent bien fragiles. Mais pour le prix, vous auriez tort de faire la fine bouche…


* Baroudeur. Homme (ou femme) d'action et d'aventure, vous recherchez le netbook le plus petit et le plus léger possible, un engin virtuellement indestructible que vous pourrez emporter dans n’importe quelle jungle ou désert sans craindre douaniers, taximen et autres chauffeurs d’autobus maladroits. Avec son prix inférieur à 500 $, son écran de 9 pouces au revêtement mat, son disque SSD de 12 Go, et son autonomie de six heures, le Eee -901 est tout désigné ! Comme dans toute machine ultra-compacte, le clavier demande en revanche une bonne dose de patience et un sérieux apprentissage. A noter que nos amis européens peuvent quant à eux disposer d’une version légèrement améliorée (disque SSD de 16 Go et autonomie de sept à huit heures). Les veinards...


* Victime de la mode. Vous voulez le netbook dont tout le monde parle ? Un chef d’œuvre de design et de légèreté (700 grammes) sur lequel chacun s’extasiera lorsque vous l’exhiberez ? Précipitez-vous sur le nouveau SONY Vaio-P ! A prés de 2 000 dollars dans sa version la plus aboutie, vous aurez l’assurance de disposer du netbook qui vous distinguera de la masse des prolétaires ordinaires. Mais avec une résolution de 1 600 x 768 sur un écran d’à peine 8 pouces (!), et avec un temps de boot supérieur à trois minutes (!), vous comprendrez aussi pourquoi toute la publicité de cet engin s’articule autour de superbes mannequins qui se contentent de le glisser et de le sortir élégamment de leur sac á main sans jamais s’en servir…


* Corporate.. Au bureau, il y a 15 ans, vous possédiez déjà un notebook IBM Thinkpad noir. Et en 15 ans, celui-ci n’a jamais changé ni de forme ni de couleur, même s’il s’appelle aujourd’hui Lenovo Thinkpad. Comme il faut quand même évoluer un peu dans la vie, vous avez décidé de passer du notebook au netbook. Mais comme votre truc à vous, c’est l’intemporel et la valeur sûre, votre choix se portera tout naturellement sur le Lenovo Ideapad S10 qui, avec son bel écran de 10 pouces, ressemble à ses grands frères comme deux gouttes d’eau. Et à moins de 500 $, vous pouvez même l’obtenir en noir...  


* Raisonnable. Ce n’est pas parce qu’un netbook est petit qu’il ne peut pas avoir un "grand" écran de 10 pouces. Ce n’est pas parce qu’il est compact qu’il doit se contenter d’un clavier étriqué. Et ce n’est pas parce qu’il est léger qu’il doit se priver d’une excellente batterie. Le EEE -1000H avait déjà tout cela, mais voici qu’arrive sa version améliorée – le -1000HE – qui propose plusieurs évolutions intéressantes, dont un clavier à touches séparés "á la McBook Air" et une batterie á ce point gonflée aux stéroïdes qu’elle promet jusqu’à neuf heures d’autonomie. Avec ses dimensions généreuses et son poids qui titille les 1 500 grammes, le -1000HE fait certes figure de poids-lourd dans l’univers des netbooks, Ce n’est pas non plus le netbook le plus sexy ni le plus original du monde. Mais à moins de 500 dollars, c’est assurément le plus homogène du marché…

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Le chant des sirènes
[info]diberville

Comme je vous l’avais signalé dans un précédent article, les fabricants de netbooks – ASUS et les autres – ont manifestement décidé que les limites actuelles de ces engins étaient bien trop raisonnables à leur goût, puisqu’ils ont sorti, ou s’apprêtent à sortir, une pléthore de nouvelles machines dotées d’écrans de 11, 12 voire 13 pouces, aussi ergonomiques et agréables à l’œil que le LG XNote P300.


D’accord : que ce soit par son écran (13 pouces), ses performances (processeur Core 2 Duo T7500 à 2,2 GHz, carte vidéo GeForce 8600M de 256 Mo, disque dur 250 Go, port HDMI,…), ou son prix de.. 2 800 dollars ! cette sirène coréenne est un ultra-portable de luxe et pas un netbook. Mais d’un autre côté, ses dimensions et son poids finalement raisonnable (1.6 kilo) le rapprochent d’autant plus de cette catégorie que le netbook lui-même n’en finit plus d’accroitre ses dimensions et surtout son prix (dans sa configuration la plus musclée, le nouveau SONY Vaio-P s’affiche à près de 2 000 dollars).


Entre le Eee-701 et le LG P300, le poids est multiplié par deux et le prix… par sept. Mais entre ce même Eee-701 et le Vaio-P, le poids perd 300 grammes alors que la facture se gonfle quand même de 1 600 dollars supplémentaires, preuve s’il en est que la perte de poids n’est pas toujours synonyme d’économies.

Ce constat force une fois de plus à se demander à quoi peut bien ressembler le "mini-portable  idéal", interrogation à laquelle je suis pour ma part toujours incapable de répondre bien que j’en  sois déjà à mon troisième netbook, ayant successivement possédé, et utilisé un Eee-701, un Eee-1000H, et maintenant un Eee-900HA.


A 400 dollars, et avec ses 900 grammes et son (trop petit) disque SSD, le -701 constituait – et constitue toujours selon moi - l’engin idéal à fourrer, et même à jeter, dans un sac-à-dos pour l’emporter à l’autre bout du monde.


Mais son clavier étriqué, et son écran de 7 pouces seulement, m’ont finalement incité à le remplacer par le -1000H. Un engin certes plus coûteux (600 dollars) mais offrant non seulement un véritable clavier et un gros disque dur, mais aussi un "gigantesque" (tout est évidemment relatif) écran de 10 pouces. Autant de traits qui le rendent non seulement plus polyvalent mais aussi bien plus agréable pour un usage quotidien, c.-à-d.non limité aux halls d’attente des aéroports et aux autobus cambodgiens.

Ajoutez-y une batterie capable de résister de 5 à 6 heures (contre à peine plus de 2 heures pour le -701) et le -1000H représenterait presque le "netbook idéal"… n’était le fait que, par rapport à son devancier il a non seulement forci de 5 centimètres en largeur, mais surtout de 500 grammes en pesanteur, ce qui semble peu de choses à première vue mais finit par peser lourd au bout d’une journée.


Bien décidé à rester fidèle aux Eee, à mon avis plus homogènes, plus robustes et mieux finis que tous ceux proposés par la concurrence, y compris le LG X110 (un des nombreux clones du MSI Wind), mon choix c’est alors porté sur une nouvelle machine à 400 dollars : le -900HA, que je possède toujours actuellement et qui se veut compromis entre les deux précédents, puisque doté d’un poids à peine supérieur au kilo ainsi que d’un écran de 9 pouces.


Pour lui rendre l’invulnérabilité aux chocs de son ancêtre -701, j’ai néanmoins dû remplacer son disque dur Seagate de 160 Go d’origine par un SSD Patriot de 32 Go (les SSD de capacité supérieure sont malheureusement prohibitifs) et commandé une deuxième batterie, qui lui offre ainsi 2 x 4 heures d’autonomie. Et si le clavier, bien qu’amélioré, demeure difficile à apprivoiser (dimensions obligent), l’écran de 9 pouces suffit à mes besoins, tout en permettant de maintenir poids et  dimensions dans les limites que j’estime raisonnables pour une machine avant tout d’appoint et destinée à voyager en avion, en train, en autobus, à pieds ou à vélo.

On pourrait craindre que l’inflation galopante, en taille, en performances, et en prix,  ne finisse à terme par sonner le glas d’un petit 9 pouces bon marché et minimaliste comme le -900HA. Mais d’un autre côté. il se trouve également des ingénieurs occupés à plancher sur des portables qui, sans être pour autant moins chers, s’avèreront encore plus petits et plus légers, soit sur des machines que l’on pourra – réellement – glisser dans une poche de jeans ou de veston…


Pour diminuer encombrement et poids, la solution la plus facile est naturellement de réduire encore la taille du clavier et/ou de l’écran,… au risque de se retrouver avec un engin comme l’UMID-MID – que de poésie dans ce nom – qui exige des mains de bébé pour son minuscule clavier, et des yeux bioniques pour son écran de 5 pouces (en 1024  x 600)


Une autre solution, déjà largement utilisée sur les téléphones cellulaires, consiste à recourir, comme le fait le SONY Milo, à un clavier coulissant, qui offre hélas des touches aussi ridiculement petites que celles d’un Blackberry, donc inutilisables à autre chose que l’envoi de brefs courriels.


On peut aussi, comme sur le Viliv X70,  afficher un clavier virtuel sur un écran tactile, ce qui amincit encore l’ensemble mais ne le rend pas plus ergonomique pour la cause : les touches sont certes (un peu) plus grandes qu’avec le clavier coulissant, mais réduisent en revanche l’affichage du texte à un étroit bandeau de deux ou trois lignes seulement.


Plus radicale encore, la solution qui consiste à se passer tout simplement de clavier, ou plus exactement à déployer un pointeur laser qui, comme dans un film de l’agent 007, va se charger de projeter l’image d’un clavier sur n’importe quelle surface plate - telle un vulgaire coin de table. L’effet spectaculaire est garanti, mais le confort d’utilisation reste limité,… et on souhaite bonne chance à l’émule de James Bond qui voudrait l’utiliser au soleil ou sur ses genoux.


Quitte à verser dans la science-fiction ou les gadgets de super-espion, autant renoncer à l’écran lui-même qui, devenu souple et d’une épaisseur d’environ un millimètre, peut alors se rouler dans un tube et n’en sortir que lorsqu’on en a besoin. Des prototypes existent déjà… au coût absolument délirant.

Car la véritable gageure de l’ultra-miniaturisation est de parvenir à proposer une machine non seulement ergonomique et utilisable au quotidien, mais également rentable pour son constructeur, ce qui implique de pouvoir la vendre à un prix raisonnable.


Rien d’étonnant dès lors à ce que la plupart des merveilles présentées dans les salons d’électronique ne se retrouvent jamais dans la rue, si ce n’est, parfois, dans les mains de quelques rares techno-freaks prêts à payer le gros prix pour des gadgets fondamnetalement inutiles et inutilisables mais dont il ne peuvent résister au chant de sirène…

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Les 10 symboles d'un Québec fort !
[info]diberville


La pelle à neige. Dans un pays où l'hiver dure six mois, la pelle à neige est tout à la fois le symbole, l'allié et le bourreau du Québécois. On en trouve de toutes les formes, de toutes les tailles et de toutes les couleurs... ce qui ne console guère d'avoir à s'en servir en permanence.



Le trottoir impraticable. La neige, c'est génial, c'est beau, c'est ben-ben l'fun... sauf quand on doit marcher dedans pour se rendre à son travail, c-à-d les 9/10ème du temps. Dans ces cas-là, vous avez le choix entre marcher sur la chaussée dégagée ou sur le trottoir verglacé. Dans le premier cas, vous avez toutes les chances de vous faire renverser par une voiture; dans le second, toutes les chances de vous casser la gueule...



Le métro en panne. Si la chaussée est enneigée et le trottoir verglacé, peut-être aurez-vous l'idée - du moins à Montréal – de descendre sous terre afin d'emprunter le métro. Mauvaise idée : comme le câblage électrique est pourri et que les wagons ont tous plus de 30 ans, les pannes de métro sont encore plus fréquentes que les chutes de neige...



Le nid-de-poule. Désespéré par le lamentable état des trottoirs et des installations du métro, vous songerez peut-être alors à acheter une voiture. Hélas, le sel répandu en hiver, les nombreux cycles de gel et dégel... et une qualité de construction catastrophique ont depuis longtemps transformé les routes de la Belle Province en championnats de nids-de-poules. En hiver, on ne les voit pas trop, mais au printemps, abandonnez toute ambition de voiture de sport et achetez-vous plutôt un 4 x 4 ou, mieux encore, un tank Abrams...



Les embouteillages. Hiver comme été, n'oubliez pas que Montréal est une ville bâtie sur une île, ce qui signifie que les embouteilles pour s'y rendre (et en sortir) sont légion ce qui, notez-le bien, n'est pas encore parvenu à convaincre les banlieusards de voyager à plus d'une personne par voiture ou d'emprunter les transports en commun. Pour les transports en commun, c'est vrai qu'ils ont des excuses...



Les transports en commun. Justement : parlons-en, Au Québec, les transports en commun vous rappelleront immanquablement le Tiers-Monde (et dans mon cas, le Cambodge), que ce soit par leur rareté, leur état général,... ou la densité de malheureux qu'on parvient à y entasser. Une partie des taxes sur l'essence est pourtant spécifiquement dédiée à leur amélioration, mais au vu des résultats, on serait en droit d'en exiger le remboursement.



Céline et René. Au Québec, on n'a pas de famille royale mais bien le duo Céline Dion / René Angelil, soit la diva et son manager-impresario-mari, qu'il est strictement interdit de critiquer sous peine de commettre un crime de lèse-majesté. Le seul avantage par rapport à une vraie famille royale, c'est qu'on n'est pas forcé de payer pour l'entretenir. Pour le reste...



Les itinérants. A Montréal, on en trouve partout, mais surtout à la sortie des magasins et à l'entrée de toutes les stations de métro. Contrairement aux européens, nos SDF à nous sont rarement agressifs. Mais comme ils sont souvent bourrés et rarement lavés, tout voyage en bus ou en métro effectué avec eux risque fort de vous laisser un souvenir difficilement oubliable...



Les infrastructures. Le Québec, c'est l'histoire de la grenouille qui, dans les années 1960 et 1970, et se rêvant aussi grosse que le boeuf, s'est mise à bétonner à tour de bras, sans jamais chercher à savoir à quoi servirait tout ce béton ni où elle pourrait bien trouver l'argent pour l'entretenir. Le résultat, ce sont des infrastructures inutiles, largement surdimensionnées, ou qui tombent tout simplement en ruines, à l'image de l'échangeur Turcot, dont tout automobiliste espère qu'il ne s'effondrera qu'APRÈS son passage...



La poutine. Et pour vous consoler de tout cela, précipitez-vous sur le plat national du Québec. J'ai nommé la poutine : des frites grasses, de la sauce brune et des morceaux de fromage caoutchouteux. Comme c'est aussi lourd qu'indigeste, ça vous évitera au moins de repenser à tout le reste ;-)


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Vous le voulez small ou XXL ?
[info]diberville

Dès la sortie de l'Eee-701, le premier "netbook", en novembre 2007, ses utilisateurs - parmi lesquels figurait votre humble serviteur - avaient déjà souligné les deux principales faiblesses de l'engin : un écran de 7 pouces seulement et n'affichant que 800 x 480 et un clavier pour le moins étriqué, imposant des doigts de fée ou un sérieux apprentissage avant de devenir exploitable.


Le premier reproche - la trop modeste taille de l'écran – fut facilement satisfait puisque, sans modifier grand-chose, ASUS (avec les Eee -900 et -901), mais aussi ses concurrents, parvinrent à loger un écran de 9 pouces (en 1024 x 600) dans un châssis de forme, de dimension et de poids analogues.


Le second reproche - celui relatif au clavier - était en revanche plus difficile à satisfaire. Pour améliorer l'ergonomie et le confort de frappe, la seule solution était d'augmenter la largeur et l'espacement des touches, donc d'installer un clavier plus grand, lequel imposait forcément une majoration des dimensions (et du poids) du châssis.


Tant qu'à créer un nouveau et plus grand châssis, autant y intégrer également un écran plus grand - en l'occurrence un 10 pouces - ce qui, rien que chez ASUS, donna ainsi naissance aux -1000 et -1000H et ensuite aux -1002HA ou -S101)


En quelques mois, deux catégories de machines bien distinctes avaient ainsi vu le jour : des 9 pouces destinés aux baroudeurs et à ceux quine juraient que par l'ultra-portabilité, et des 10 pouces pour tousceux - c-à-d la majorité - prêts à consentir quelques sacrifices de poids et d'encombrement pour bénéficier d'une machine plus agréable au quotidien.


La messe semblait donc dite jusqu'à ce que les spécialistes dumarketing, bien décidés à surfer encore longtemps sur la vague des netbooks, remettent tout en question, en proposant des machines - comme le Samsung NC20 ou le Dell Mini 12 - en 11, 12 et même 13 pouces, offrant certes clavier et écran encore plus confortables, mais aussi des dimensions et un poids les assimilant désormais directement aux portables traditionnels.


Deux raisons au moins expliquent cette étonnante dérive. La première est l'image de jeunesse et de dynamisme que véhiculent les netbooks, machines légères et minimalistes, originellement conçues en réaction à l'inflation que subissaient, et que continuent encore de subir, les portables traditionnels, littéralement surchargés de mémoire RAM, de cartes vidéo dédiées, ou de disques durs gigantesques.


La deuxième est d'ordre économique : crise aidant, les acheteurs sont plus sensibles que jamais à l'argument du portefeuilles, ce qui les amène à s'interroger sur le bien fondé de payer - fort cher - pour des éléments, comme un lecteur-graveur de DVD, qu'ils n'utilisent guère ou seulement à une modeste fraction de leurs possibilités : après tout, à l'exception des gamerz, qui a vraiment besoin de la dernière carte nvidia ou ATI ? si le portable est avant tout destiné à surfer sur Internet et lire des courriels, à quoi bon l'équiper d'un disque dur mécanique non seulement fragile mais qu'on ne remplira même pas au dixième de sa capacité ?


Si la tendance se maintient, on pourrait dès lors, d'ici quelques années, assister à la grande résurrection du desktop, soit de la grosse boîte fort laide que tout le monde cache sous son bureau, et dont on ne cessait d'annoncer la mort prochaine au profit du portable traditionnel. L'utilisateur disposerait ainsi de deux machines : l'une, ultra-complète et performante, mais massive, qui ne quitterait jamais son domicile, et l'autre, minimaliste et ultra-compacte, qui l'accompagnerait dans tous ses déplacements, et qui se synconiserait d'elle-même avec la machine de salon, que ce soit par Internet ou le réseau Wifi domestique...

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Vivement 2010 !
[info]diberville
 
L'année 2009 vient à  peine de commencer que  déjà les nouveautés  se bousculent, histoire sans doute de repousser une fois encore les frontières de l'Informatique nomade.

Chez MSI, certains se  sont manifestement dit qu'il  était  dommage  que le netbook  demeure un netbook, et ont donc affublé le X320 d'un gigantesque – tout est relatif – écran de 13 pouces, aussi encombrant qu'agréable à regarder.


Histoire de lui  conserver un poids  malgré tout  raisonnable (1,3 kilo), ses  concepteurs lui ont offert une taille de guêpe "à la MacBook Air", avec un écran de 6mm et un châssis d'une épaisseur inférieure à 2cm


Si ses composants internes restent archi-classiques (processeur Atom, disque dur de 160 GB, etc,), le X320, beau, fin, élégant, est   une machine de luxe, qui en revendique d'ailleurs le prix (plus de 800 $) et que l'on verra bien davantage – préciosité oblige - dans les salons huppés qu'au fond d'un sac à dos, quelque part sur une route cambodgienne.


Dans le même genre, SONY a également frappé fort, avec le VAIO P,

Jusque-là résolue à ne jamais produire de netbook à cause de l'image « :low-cost » qui lui est systématiquement associée, la firme japonaise a repoussé toutes les limites, en proposant un ultra-portable qui pourra coûter jusqu'à 2 000 $ (!)

Pour pareille somme, vous aurez en revanche l'asssurance de disposer d'un disque SSD – donc incassable - affichant la capacité record de 128 GB (!) et, surtout, d'un design véritablement unique, puisque l'engin est aussi large (25 cm) qu'il est peu profond (12 cm), peu épais (moins de 2 cm, comme le X320), et incroyablement léger (environ 600 grammes)


Tout en largeur, mais aussi en contrastes, le VAIO P dispose par exemple d'un écran de 8 pouces seulement mais affichant la bagatelle de 1 600 x 768 quand un "vulgaire" netbook comme l'EEE PC 1000H se contente de 1 024 x 600 mais avec un écran de 10 pouces !

Une excellente paire de lunettes, de préférence griffée GUCCI ou PRADA, est donc vivement conseillée à tous ceux, ou plus probablement toutes celles, qui craqueront pour ce petit bijou.


Chez ASUS, on n'est pas resté inactif non plus. Les désormais traditionnels 901 et S101 sont en effet donné naissance à des versions tablet-PC à écran tactile, respectivement désignées T91 et T101H, Là encore, la relative fragilité de ces deux machines, et en particulier du mécanisme de rotation de leur écran, les destine bien davantage aux présentations feutrées de jeunes cadres dynamiques qu'à la vie trépidante d'un baroudeur.

Mais chez ASUS, on est plus que jamais enclin à décliner le concept Eee sous toutes ces formes. Après avoir fait entrer les composant d'un Eee-PC dans un desktop (EeeBox), un moniteur (EeeTop) puis un téléphone (EeePhone), ne restait plus qu'à les intégrer dans un clavier et un serveur réseau


C'est désormais chose faite avec le EeeKeyboard et le EeeD200 (quelle poésie dans ce nom !).

Le premier est donc un clavier traditionnel (néanmoins doté d'un touchpad intelligent sous la forme d'un petit écran tactile), qui incorpore tous les éléments d'un PC (en ce compris disque dur, carte graphique et ports USB), et qu'il suffit donc de connecter à n'importe quel écran d'ordinateur.


Le second est un serveur doté non seulement de deux baies en SATA 3,5 pouces (offrant une capacité disque maximale de deux téraoctets) mais aussi d'un lecteur/graveur de DVD et d'un routeur sans fil, qui en fera le centre nerveux de votre réseau multimédia, celui qui hébergera votre collection de musiques, de photos et de vidéos et les enverra dans toute la maison vers votre Eee-PC, votre EeeBox ou encore votre EeeTop (vous suivez toujours ?)


A l'exception du SONY VAIO (qui utilise Windows Vista), toutes ces nouvelles machines demeurent néanmoins tributaires de Windows XP, soit d'un système d'exploitation stable et efficace mais désormais obsolète. Ce pourquoi chacun attend avec impatience la sortie de Windows 7, successeur de Vista, que Microsoft nous promet non seulement moins gourmand et plus rapide que ce dernier, mais surtout disponible dès sa sortie dans une version spécialement optimisée pour les netbooks,

Vivement 2010 !
 

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Commercialement incorrect
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Avez-vous   remarqué   à  quel  point – sous  l’influence  des   organisations  féministes et  des recours   (ou menaces  de  recours)  devant  les tribunaux – avez-vous  remarqué  à  quel  point  la  publicité  est devenue sexuellement correcte ? 



A l’exception  de  quelques marques  de  bière et  fabricants d’accessoires pour auto, plus  personne n’ose encore utiliser  la  plastique d’une jolie fille pour vanter les qualités – réelles ou supposées – d’un  produit. 


Et quand bien-même un mannequin  ou  une  vedette  de  cinéma se retrouve en petite tenue afin de vendre un  soutien-gorge  ou  un  parfum  de  luxe, c’est  elle n’est-ce pas qui « garde le contrôle de la situation » et peut  donc  se  permettre  de   jouer les femmes fatales ou les allumeuses sans qu’aucun homme  n’aie le droit de s’en plaindre. 


Et les hommes, parlons-en. A l’image de celle qu’ils projettent dans les films, les hommes que l’on retrouve dans la publicité sont presque invariablement des adolescents éternellement attardés, de grands benêts stupides qui seraient incapables de survivre plus de trois minutes dans le monde réel, et particulièrement dans la cuisine ou l’atelier, si leur épouse ou compagne omnisciente n’était là pour voler à leur secours et leur expliquer comment cuire un œuf, nettoyer le plancher, changer une ampoule grillée, ou simplement enfiler un slip. 


Arriéré mental irrémédiable, incapable de faire quoi que ce soit d’utile de ses mains, obligatoirement avachi dans un fauteuil, l’homme, créature lâche et paresseuse, est le perpétuel fardeau de son épouse en même temps que l’éternelle risée de ses enfants qui, à l’instar de madame, savent tellement tout mieux que lui. 


Il existe cependant des pays où les publicitaires ont encore le droit d’utiliser l’image de la femme, et même celle de la « femme-objet », pour vanter les qualités réelles ou supposées d’un  produit.


Je ne vous parle pas ici des pays musulmans qui, comme nombre d’adolescents boutonneux, semblent souffrir d’une telle crainte à l’égard des femmes, du sexe, et du sexe des femmes, qu’ils se sentent comme obligés de les cacher dans les recoins les plus obscurs de leur maison, ou sous des montagnes de vêtements. 


Je vous parle des pays asiatiques, où l’Occidental de passage s’étonne souvent d'apercevoir de véritables légions de jeunes-femmes ou jeunes-filles parfois fort court-vêtues et occupées à dévoiler sinon leurs charmes personnels du moins ceux du produit qu’elles sont supposées vendre. 


L’année dernière, sur Kao-San Road, à Bangkok, j’avais ainsi eu la surprise de découvrir une impressionnante quantité de demoiselles ma foi pas désagréables à regarder et qui cherchaient à tout prix à nous faire entrer moi et mon ami PGA dans ce bar-ci plutôt que ce bar-là, ce qui, par parenthèse, m’amène immédiatement à préciser aux esprits libidineux – il y en a – qu’il s’agissait de vrais bars et non pas de maisons de passe, refermons la parenthèse. 


Le soir, sur Kao-San Road, chacune de ces demoiselles thaïlandaises était (fort) court-vêtue d'un mini-short et d'un tee-shirt (je signale qu'il faisait 26 degrés à 10 heures du soir),,, à l'effigie d'une marque de bière différente, manière sans doute de bien me faire comprendre que celle-ci était définitivement plus agréable que celle-là,


En journée, à Pantip Plaza, véritable cathédrale de l'électronique à Bangkok, d'autres demoiselles (à moins que ce ne fut-ce les mêmes !) à peine plus vêtues s'efforçaient à nouveau, et sur cinq ou six étages de haut, de me convaincre que j'étais définitivement the most interesting guy in the world, et qu'à ce titre, je me devais donc d'acheter un nouvel ordinateur dans ce magasin-ci, un nouveau cellulaire dans ce magasin-là, et pourquoi pas une nouvelle télé en prime dans chacun des deux.


Quelques jours plus tard, à Phnom-Pen, en pénétrant dans le Boeing 737 d'Air Asia, j'eus également la surprise de découvrir que toutes les hôtesses de cette estimable compagnie étaient non seulement aux petits soins avec moi mais également toutes sorties d'un catalogue de mannequins et sanglées dans un mini-uniforme rouge écarlate, qui leur seyait à ravir.


On a beau dire, mais quand on est un homme et qu'on n'a pas la chance de s'appeler Tom Cruise, ça fait quand même plaisir de se sentir désiré et désirable en avion, et en tout cas autre chose qu'un vulgaire cochon de payant, sommé de passer au cash et de subir en prime la mauvaise humeur, les kilos en trop et la ménopause (les trois étant liés) des hôtesses d'Air Canada ou d'American Airlines,


En Asie, donc, dans les avions, sur les affiches et à la télévision, et pour promouvoir une marque de bière, d'ordinateur ou d'appareil photo, on peut encore voir des filles qui, aux yeux bridés-près, semblent tout droit sorties d'un film de David Hamilton, cinéaste naguère fort à la mode mais à ce point haï des féministes que tout le monde a préféré l'oublier pour ne plus voir en lui qu'un vieux pervers limite pédophile, tartinant sans relâche ses objectifs de vaseline avant de filmer des nymphettes pré-pubères mollement alanguies sous le soleil.


Et pourtant, hein, entre cet ancien navet de « Bilitis » et ce récent chef d'oeuvre de « Harold et Kumar s'évadent de Guantanamo », on est en droit de préférer le premier au second, et de se dire que les adolescents occidentaux d'aujourd'hui, hommes-zéros de demain, n'ont pas gagné au change...

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Bonne Année quand même...
[info]diberville

Russie. Depuis la chute de l'Union soviétique, en 1990, la consommation de produits stupéfiants a décuplé et est aujourd’hui huit fois supérieure à celle de l’Union Européenne. "Après une courte période de stabilisation en 2001-2004, la courbe des toxicomanes répertoriés comme tels est repartie à la hausse avec 60.000 toxicomanes en 2005, 70.000 en 2006 et déjà 78.000 en 2007", a souligné le  directeur du Service fédéral russe de contrôle du trafic de drogue (FSKN). En Russie, près de 30 000 personnes meurent chaque année suite à la consommation de stupéfiants qui, neuf fois sur dix, proviennent d’Afghanistan,... manière sans doute pour ce pays de se venger du million de morts que les Russes y ont provoqué entre 1979 et 1989…

 

Zimbabwé. Le pays a beau être totalement en ruines, en proie à une hyper-inflation, et ravagé par une épidémie de choléra, rien ne le sauvera de la tutelle délirante de son Président – l’inoxydable Robert ("Comrade Bob") Mugabe, si ce n’est la mort éventuelle de ce dernier, aujourd’hui âgé de 84 ans, et qui règne sans partage depuis maintenant 28 ans.  Dans cette dictature bananière digne d’Ubu-Roi, le Camarade-Président a une fois de plus renouvelé le crédo de son inamovibilité, en soulignant que "le Zimbabwe m'appartient". "Jamais, au grand jamais je ne vendrai mon pays. Jamais, jamais, je ne me rendrai, jamais". Et c’est sûr, Robert Mugabe est prêt à lutter jusqu’au bout,... ou plus exactement jusqu’au dernier Zimbabwéen…

 

Inde. Mille euros, c’est ce que coûte le martyrologe islamique en Inde. Ajmal Amir Kasab, le seul survivant des terroristes de Bombay a en effet avoué aux enquêteurs qu’une récompense de 100.000 roupies pakistanaises (985 euros) avait été promise à sa famille s'il mourait en combattant pour l'islam. Si on y ajoute les 72 vierges également promises aux martyrs, on finit par se dire, à l’Instar de Michel Houellebecq, que “La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré”. Et parfois-même, on en meurt…

 

Italie. Mille-cinq-cents euros, c’est la prime de naissance que l’on peut recevoir dans cinq municipalités de la région de Basilicate (sud de l’Italie) lorsque l’on baptise son nouveau-né du prénom Benito ou Rachele,… en hommage au défunt dictateur fasciste Benito Mussolini et à sa femme, Rachele Guidi. L’initiative n’est évidemment pas anodine puisqu’elle est financée par le Movimento Sociale-Fiamma Tricolore (MS-FT), petit parti d’extrême-droite, qui en avait sans doute marre de ne plus lire que des "Mohammed" dans les registres de naissance italiens…

Afghanistan. Le 12 novembre dernier, quinze adolescentes afghanes étaient aspergées d'acide alors qu'elles se rendaient à leur école de Kandahar, ancien fief du mollah Omar et de ses célèbres Talibans. Les victimes, dont trois se trouvaient dans un état grave, portaient pourtant une burqa – signe de fidélité et de soumission à l’Islam - qui les couvraient de la tête aux pieds. Mais dans ce pays de troglodytes moyenâgeux, le simple fait, pour une femme ou une jeune-fille, de se rendre à l’école constitue déjà un crime en soi. Elles risqueraient en effet d’apprendre à penser par elles-mêmes…

 

Grande-Bretagne. “Si nous avions su ce que nous savons aujourd’hui, aurions-nous posé notre candidature aux Olympiques? Probablement pas !”, a déclaré Tessa Jowell, Secrétaire d'État britannique aux Jeux olympiques de 2012. Il faut dire que le budget initial de 2,7 milliards de livres sterling a déjà plus que triplé, pour atteindre aujourd’hui les 9,3 milliards de livres (et autant en euros). En Grande-Bretagne, la gueule-de-bois est même telle que d’aucuns proposent carrément de refaire les Jeux Olympiques de 2012 à... Beijing, où les infrastructures, payées par les Chinois, sont encore en place. Les contribuables anglais auraient pourtant dû se méfier : à de rarissimes exceptions-près, l’organisation des J.O. est toujours (très) largement déficitaire. Parlez-en donc aux Québécois, qui ont mis 30 ans pour payer la facture des J.O. de 1976…

 

Congo. Croyez-le ou non, mais il n’y a pas que la Palestine dans la vie. A preuve au Congo, où les seigneurs de la guerre locaux continuent de se disputer un pays naguère fort riche mais qui n’est plus aujourd’hui qu’un sanglant théâtre de marionnettes dont les spectateurs, en  particulier occidentaux, ont depuis longtemps détourné les yeux. En dix ans, entre deux et quatre millions de personnes (!), majoritairement des femmes et des enfants, y sont ainsi passé de vie à trépas, dans l’indifférence planétaire et celle des soldats africains de la MONUC pourtant censés les protéger. Et tout porte à croire que 2009 sera exactement semblable à 2008.
 
Bonne Année quand même…

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Mais où s'arrêteront-ils ?
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Mais où vont-ils s’arrêter chez ASUS ?

 

Après avoir réduit le PC portable à sa plus simple expression avec l’Eee-PC; après avoir fait subir le même traitement au PC de bureau (devenu un Eee-BOX); après avoir intégré le tout dans la carcasse-même d’un écran d’ordinateur (rebaptisé EeeTOP), voici qu’arrive un engin encore plus étonnant, qui se veut rejeton improbable entre un téléphone fixe et un caméscope qui passait sans doute  là par hasard.

 

De son vrai nom «  Eee Vidéophone AiGURU SV1 » - ouf ! - , la chose, qui sera certainement plus connue sous son alias de… EeePhone,  se présente en fait comme un vidéophone conçu en partenariat avec SKYPE et utilisant donc la technologie de la téléphonie par Internet (VoIP) de ce dernier, laquelle permet des appels audio et vidéo gratuits entre tous les abonnés de SKYPE où qu’Ils se trouvent dans le monde ainsi que, moyennant paiement, vers tout abonné à un service de téléphonie ordinaire.

 

Bien qu’autonome, l’engin, qui se présente sous la forme d’un boîtier d’environ un kilo, doit évidemment être connecté  - en Wifi ou par un câble ethernet – à un réseau domestique existant et disposant d’un accès Internet haute vitesse.

 

Doté de sa propre webcam et d’un écran de 7 pouces en 800 x 480 (c.-à-d du même affichage et de la même résolution qu’un… EEE-PC 701), il vous permettra donc de voir et d’être vu par votre interlocuteur,… y compris lorsque vous sortez du bain.

 

En soi, ce nouvel Eee-Phone, vendu environ 400 dollars, n’offre donc rien de révolutionnaire, puisque toutes les caractéristiques qu’il propose se retrouvent déjà sur n’importe quel portable ou desktop existant et simplement pourvu d’une webcam et d’une connexion à SKYPE.

 

Mais à l’instar du pari tenu avec le EeeTop, ASUS semble vouloir miser sur les consommateurs totalement réfractaires à l’Informatique, ou alors déjà dotés de tout l’équipement nécessaire mais souhaitant disposer en sus d’une machine plus simple d’utilisation car exclusivement dédiée à une tâche particulière (passer un appel audio ou vidéo phonique) qui, il est vrai ne nécessite ni RAM en pagaille ni processeur et carte graphique surpuissants...

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