Le blogue-notes de Diberville

Plus ça change, plus c'est pareil...
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La  Nouvelle culture économique, c’est exactement comme la  "Nouvelle culture politique" : le même et vaste foutage de gueule n’ayant d’autre objectif que de calmer le quidam ulcéré par la conception très particulière que  les  "décideurs" se font du bien commun.

Or donc, après s’être littéralement goinfrés de dividendes, bonus et autres stock options durant les années fastes, les grands patrons d’entreprises se sont vus rattrapés par une crise économique née de leurs propres excès mais dont ils entendent, comme de coutume, refiler la facture à leurs employés et à l’ensemble des contribuables.

"C’est la crise, les temps sont durs, il faut faire des sacrifices et donc réduire les salaires et licencier du personnel" nous disent-ils... mais en évitant, comme de coutume, de s'inclure dans cette recette-miracle


A la banque Dexia, qui ne doit sa survie qu’à l’intervention massive des contribuables belges et français, les cadres ainsi sauvés du chômage  viennent d’empocher 8 millions d’euros (12.5 millions de dollars canadiens) tandis que l’ex PDG de l’entreprise, Axel Miller, a pour sa part reçu une indemnité de départ de 825.000 euros (1.3 million de dollars)… alors qu’il avait pourtant annoncé, fin septembre 2008, qu'il ne demanderait aucun dédommagement après sa démission forcée. Mais comment en vouloir á Axel Miller lorsqu’on sait que son successeur, Pierre Mariani, vient de se voter lui-même un salaire fixe en hausse de 30% par rapport à celui de son prédécesseur ?


En France toujours, Daniel Bouton, PDG de la Société Générale, a décidé de partir à la retraite pour "protéger la Société Générale" (sic). Un magnanimité qui vous arracherait des larmes si on ne savait qu’elle s’accompagne également d’un généreux plan de retraite personnel de 730 000 euros par an, soit 1.1 million de dollars.


En Belgique, les ex dirigeants de la banque Fortis ne sont pas en reste. Jean-Paul Votron, l’ex patron licencié le 11 juillet dernier, a empoché  6.3 millions d’euros (10 millions de dollars) en quittant son bureau, tandis que Gilbert Mittler, l’ex directeur financier, est parti avec 4 millions d’euros qui ne l’empêchent pas de continuer à en réclamer 900 000 de plus, qui lui seraient paraît-il dus pour sa pension.


Au Québec, après avoir lamentablement échoué dans la revente de la firme de télécommunication BCE, son PDG, Michael Sabia, a dû démissionner de son poste mais en empochant tout de même une prime de départ de 14 millions de dollars canadiens, une prime "incitative" de 3.1 millions, et une prime "de reconnaissance" de 1.25 million, soit plus de 18 millions de dollars (11 millions d’euros) de primes, auxquelles s’ajoute une rente annuelle de 969 000 dollars bien évidemment indexée.

Dans ses conditions, on comprend mieux pourquoi Monsieur Sabia, qui à 55 ans vient d’être nommé PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec, on comprend mieux pourquoi il ne s’est pas exagérément fait prier pour renoncer à la rente annuelle de 235 000 dollars à laquelle sa nouvelle nomination lui donnait normalement droit...


Mais tout cela n’est finalement que peu de chose en regard de ce qui se passe aux États-Unis, pays pourtant  le plus touché par la crise, et où Rick Wagoner, PDG de General Motors, s’est vu contraint de démissionner de son poste et d’une entreprise maintenant sous respiration artificielle de Washington, mais non sans avoir empoché un chèque de 20 millions de dollars US (15 millions d’euros) correspondant "à sa retraite et à d'autres éléments de rémunération à paiement différé" dûs pour ses 32 années de présence au sein d’une entreprise qu’il a lui-même conduite à la faillite.


Chez Goldman Sachs, qui n’a dû sa survie qu’aux 10 milliards de dollars que lui a versé en catastrophe le Trésor américain, le discours a au moins le mérite d’être clair, puisqu’aussitôt après avoir renoué avec les bénéfices, les dirigeants de cette banque ô combien estimable ont annoncé leur intention de rembourser Washington au plus vite, ce qui, comme le souligne le
Wall Street Journal, leur permettra d’échapper ainsi aux critères de rémunération imposés par la Maison Blanche, lesquels limitent les bonus des dirigeants à un tiers de leur salaire fixe et imposent un contrôle des augmentations de dividendes...

Plus ça change, plus c’est pareil…

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Tenir la distance
[info]diberville


Les vacances approchent et avec elles, de nouvelles occasions de parcourir le monde en compagnie de votre fidèle
netbook.

Car le netbook, c’est d’abord et avant tout une machine nomade, conçue pour vous accompagner dans l’autobus, le train ou l’avion, en camping ou en trekking, bref en autant d’endroits qui ont tous en commun d’être fort éloignés d’une prise de courant.


Pour l’utilisateur d’un netbook, l’autonomie de la batterie devrait donc constituer le premier critère d’achat; et pour le fabriquant, le point numéro un du cahier des charges.

Mais dans les faits, c’est très rarement le cas. D’abord parce que l’acheteur est bien plus sensible au prix, à la renommée de la marque ou à l’esthétique de la machine, et ensuite parce qu’une batterie de six cellules à haute capacité est plus lourde et revient bien plus cher au fabriquant qu’une batterie  à seulement trois cellules.


En conséquence, la majorité des netbooks mis sur le marché sont des modèles à trois cellules qui, à l’instar du nouveau Royaltek W101, atteignent péniblement les deux heures d’autonomie.

Il  importe cependant de ne pas se laisser leurrer par les promesses extravagantes des constructeurs qui, quel que le modèle de la batterie, claironnent des performances sans rapport aucun avec la réalité.


Comme pour les automobiles, l’appétit d’énergie des netbooks est généralement sous-évalué d’un bon 25 %. Ainsi, la batterie à 4 cellules de mon Eee 900HA n’est jamais parvenue à tenir les "5 heures" revendiquées par Asus, mais plutôt 3.5 heures en conditions  "réelles", c.-à-d. Wifi (ou modem 3G) allumé et usage mixte Internet/bureautique. Encore faut-il, pour arriver à pareil résultat, placer le processeur en mode d’économie d’énergie, et réduire de 50 % le rétro-éclairage de l’écran.

Sur le 1000HE, actuel champion de l’autonomie, on peut espérer atteindre les 7 heures en conditions « réelles » ce qui est exceptionnel, mais tout de même moins que les  "9.5 heures " que proclame ASUS, et il faudra sans doute attendre le futur MSI Wind U115 pour atteindre les 10 heures "réelles" (pour  "12 heures" revendiquées)


Une autre solution pour accroître l’autonomie de votre netbook consiste à se tourner vers  des batteries tierce-partie (qui offrent une meilleure longévité mais sont hélas souvent beaucoup plus lourdes et encombrantes que les originales),  ou encore à acheter une deuxième batterie (qui évidemment ajoutera un peu de poids dans votre sac… en plus de vous coûter plus du quart du prix d’achat de votre netbook !)

Bonnes vacances !

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Quel est votre profil netbook ?
[info]diberville

Bon : depuis le temps que je vous en parle, vous avez enfin décider d'acheter un netbook ! Mais lequel ? Il y a un an, vous n’auriez trouvé qu’un seul modèle – le Eee -701 - à mettre dans votre caddy. Aujourd’hui, un wagon de chemin de fer ne suffirait pas tant l’offre est devenue abondante.

Pourtant, au niveau des performances et des fonctionnalités, rien ne ressemble plus à un netbook qu’un autre netbook. A de rarissimes exceptions-prés, ces machines sont en effet toutes articulées autour d’un processeur Intel Atom secondé par 1 Go de mémoire vive et un disque dur de 80 à 160 Go (ou un SSD de 8 à 16 Go).

En définitive, le choix d’une machine plutôt que d’une autre ne dépendra donc que de vos goûts personnels, ou plus exactement de votre "profil netbook", qui vous orientera vers celle-ci ou celle-là. Voici donc, rien que pour vous, un guide d’achat en cinq portraits.


* Fauché. Vous êtes dans le rouge dès le 10 du mois et, en ces temps d’incertitudes et de récession économique mondiale, le prix de vente constitue votre critère essentiel. Dans ce cas, l’ACER Aspire One est fait pour vous ! En cherchant un peu, vous pourrez le trouver à moins de 300 $ et, pour cette somme, vous disposerez quand même d’une machine jolie et compacte, d’un excellent clavier, ainsi que d’une autonomie d’environ trois heures avec sa batterie à trois cellules. Vous devrez cependant vous accommoder d’un écran de 9 pouces au revêtement brillant (donc inutilisable en pleine lumière), d'une débauche de plastiques bon marché, et de charnières qui semblent bien fragiles. Mais pour le prix, vous auriez tort de faire la fine bouche…


* Baroudeur. Homme (ou femme) d'action et d'aventure, vous recherchez le netbook le plus petit et le plus léger possible, un engin virtuellement indestructible que vous pourrez emporter dans n’importe quelle jungle ou désert sans craindre douaniers, taximen et autres chauffeurs d’autobus maladroits. Avec son prix inférieur à 500 $, son écran de 9 pouces au revêtement mat, son disque SSD de 12 Go, et son autonomie de six heures, le Eee -901 est tout désigné ! Comme dans toute machine ultra-compacte, le clavier demande en revanche une bonne dose de patience et un sérieux apprentissage. A noter que nos amis européens peuvent quant à eux disposer d’une version légèrement améliorée (disque SSD de 16 Go et autonomie de sept à huit heures). Les veinards...


* Victime de la mode. Vous voulez le netbook dont tout le monde parle ? Un chef d’œuvre de design et de légèreté (700 grammes) sur lequel chacun s’extasiera lorsque vous l’exhiberez ? Précipitez-vous sur le nouveau SONY Vaio-P ! A prés de 2 000 dollars dans sa version la plus aboutie, vous aurez l’assurance de disposer du netbook qui vous distinguera de la masse des prolétaires ordinaires. Mais avec une résolution de 1 600 x 768 sur un écran d’à peine 8 pouces (!), et avec un temps de boot supérieur à trois minutes (!), vous comprendrez aussi pourquoi toute la publicité de cet engin s’articule autour de superbes mannequins qui se contentent de le glisser et de le sortir élégamment de leur sac á main sans jamais s’en servir…


* Corporate.. Au bureau, il y a 15 ans, vous possédiez déjà un notebook IBM Thinkpad noir. Et en 15 ans, celui-ci n’a jamais changé ni de forme ni de couleur, même s’il s’appelle aujourd’hui Lenovo Thinkpad. Comme il faut quand même évoluer un peu dans la vie, vous avez décidé de passer du notebook au netbook. Mais comme votre truc à vous, c’est l’intemporel et la valeur sûre, votre choix se portera tout naturellement sur le Lenovo Ideapad S10 qui, avec son bel écran de 10 pouces, ressemble à ses grands frères comme deux gouttes d’eau. Et à moins de 500 $, vous pouvez même l’obtenir en noir...  


* Raisonnable. Ce n’est pas parce qu’un netbook est petit qu’il ne peut pas avoir un "grand" écran de 10 pouces. Ce n’est pas parce qu’il est compact qu’il doit se contenter d’un clavier étriqué. Et ce n’est pas parce qu’il est léger qu’il doit se priver d’une excellente batterie. Le EEE -1000H avait déjà tout cela, mais voici qu’arrive sa version améliorée – le -1000HE – qui propose plusieurs évolutions intéressantes, dont un clavier à touches séparés "á la McBook Air" et une batterie á ce point gonflée aux stéroïdes qu’elle promet jusqu’à neuf heures d’autonomie. Avec ses dimensions généreuses et son poids qui titille les 1 500 grammes, le -1000HE fait certes figure de poids-lourd dans l’univers des netbooks, Ce n’est pas non plus le netbook le plus sexy ni le plus original du monde. Mais à moins de 500 dollars, c’est assurément le plus homogène du marché…

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Le chant des sirènes
[info]diberville

Comme je vous l’avais signalé dans un précédent article, les fabricants de netbooks – ASUS et les autres – ont manifestement décidé que les limites actuelles de ces engins étaient bien trop raisonnables à leur goût, puisqu’ils ont sorti, ou s’apprêtent à sortir, une pléthore de nouvelles machines dotées d’écrans de 11, 12 voire 13 pouces, aussi ergonomiques et agréables à l’œil que le LG XNote P300.


D’accord : que ce soit par son écran (13 pouces), ses performances (processeur Core 2 Duo T7500 à 2,2 GHz, carte vidéo GeForce 8600M de 256 Mo, disque dur 250 Go, port HDMI,…), ou son prix de.. 2 800 dollars ! cette sirène coréenne est un ultra-portable de luxe et pas un netbook. Mais d’un autre côté, ses dimensions et son poids finalement raisonnable (1.6 kilo) le rapprochent d’autant plus de cette catégorie que le netbook lui-même n’en finit plus d’accroitre ses dimensions et surtout son prix (dans sa configuration la plus musclée, le nouveau SONY Vaio-P s’affiche à près de 2 000 dollars).


Entre le Eee-701 et le LG P300, le poids est multiplié par deux et le prix… par sept. Mais entre ce même Eee-701 et le Vaio-P, le poids perd 300 grammes alors que la facture se gonfle quand même de 1 600 dollars supplémentaires, preuve s’il en est que la perte de poids n’est pas toujours synonyme d’économies.

Ce constat force une fois de plus à se demander à quoi peut bien ressembler le "mini-portable  idéal", interrogation à laquelle je suis pour ma part toujours incapable de répondre bien que j’en  sois déjà à mon troisième netbook, ayant successivement possédé, et utilisé un Eee-701, un Eee-1000H, et maintenant un Eee-900HA.


A 400 dollars, et avec ses 900 grammes et son (trop petit) disque SSD, le -701 constituait – et constitue toujours selon moi - l’engin idéal à fourrer, et même à jeter, dans un sac-à-dos pour l’emporter à l’autre bout du monde.


Mais son clavier étriqué, et son écran de 7 pouces seulement, m’ont finalement incité à le remplacer par le -1000H. Un engin certes plus coûteux (600 dollars) mais offrant non seulement un véritable clavier et un gros disque dur, mais aussi un "gigantesque" (tout est évidemment relatif) écran de 10 pouces. Autant de traits qui le rendent non seulement plus polyvalent mais aussi bien plus agréable pour un usage quotidien, c.-à-d.non limité aux halls d’attente des aéroports et aux autobus cambodgiens.

Ajoutez-y une batterie capable de résister de 5 à 6 heures (contre à peine plus de 2 heures pour le -701) et le -1000H représenterait presque le "netbook idéal"… n’était le fait que, par rapport à son devancier il a non seulement forci de 5 centimètres en largeur, mais surtout de 500 grammes en pesanteur, ce qui semble peu de choses à première vue mais finit par peser lourd au bout d’une journée.


Bien décidé à rester fidèle aux Eee, à mon avis plus homogènes, plus robustes et mieux finis que tous ceux proposés par la concurrence, y compris le LG X110 (un des nombreux clones du MSI Wind), mon choix c’est alors porté sur une nouvelle machine à 400 dollars : le -900HA, que je possède toujours actuellement et qui se veut compromis entre les deux précédents, puisque doté d’un poids à peine supérieur au kilo ainsi que d’un écran de 9 pouces.


Pour lui rendre l’invulnérabilité aux chocs de son ancêtre -701, j’ai néanmoins dû remplacer son disque dur Seagate de 160 Go d’origine par un SSD Patriot de 32 Go (les SSD de capacité supérieure sont malheureusement prohibitifs) et commandé une deuxième batterie, qui lui offre ainsi 2 x 4 heures d’autonomie. Et si le clavier, bien qu’amélioré, demeure difficile à apprivoiser (dimensions obligent), l’écran de 9 pouces suffit à mes besoins, tout en permettant de maintenir poids et  dimensions dans les limites que j’estime raisonnables pour une machine avant tout d’appoint et destinée à voyager en avion, en train, en autobus, à pieds ou à vélo.

On pourrait craindre que l’inflation galopante, en taille, en performances, et en prix,  ne finisse à terme par sonner le glas d’un petit 9 pouces bon marché et minimaliste comme le -900HA. Mais d’un autre côté. il se trouve également des ingénieurs occupés à plancher sur des portables qui, sans être pour autant moins chers, s’avèreront encore plus petits et plus légers, soit sur des machines que l’on pourra – réellement – glisser dans une poche de jeans ou de veston…


Pour diminuer encombrement et poids, la solution la plus facile est naturellement de réduire encore la taille du clavier et/ou de l’écran,… au risque de se retrouver avec un engin comme l’UMID-MID – que de poésie dans ce nom – qui exige des mains de bébé pour son minuscule clavier, et des yeux bioniques pour son écran de 5 pouces (en 1024  x 600)


Une autre solution, déjà largement utilisée sur les téléphones cellulaires, consiste à recourir, comme le fait le SONY Milo, à un clavier coulissant, qui offre hélas des touches aussi ridiculement petites que celles d’un Blackberry, donc inutilisables à autre chose que l’envoi de brefs courriels.


On peut aussi, comme sur le Viliv X70,  afficher un clavier virtuel sur un écran tactile, ce qui amincit encore l’ensemble mais ne le rend pas plus ergonomique pour la cause : les touches sont certes (un peu) plus grandes qu’avec le clavier coulissant, mais réduisent en revanche l’affichage du texte à un étroit bandeau de deux ou trois lignes seulement.


Plus radicale encore, la solution qui consiste à se passer tout simplement de clavier, ou plus exactement à déployer un pointeur laser qui, comme dans un film de l’agent 007, va se charger de projeter l’image d’un clavier sur n’importe quelle surface plate - telle un vulgaire coin de table. L’effet spectaculaire est garanti, mais le confort d’utilisation reste limité,… et on souhaite bonne chance à l’émule de James Bond qui voudrait l’utiliser au soleil ou sur ses genoux.


Quitte à verser dans la science-fiction ou les gadgets de super-espion, autant renoncer à l’écran lui-même qui, devenu souple et d’une épaisseur d’environ un millimètre, peut alors se rouler dans un tube et n’en sortir que lorsqu’on en a besoin. Des prototypes existent déjà… au coût absolument délirant.

Car la véritable gageure de l’ultra-miniaturisation est de parvenir à proposer une machine non seulement ergonomique et utilisable au quotidien, mais également rentable pour son constructeur, ce qui implique de pouvoir la vendre à un prix raisonnable.


Rien d’étonnant dès lors à ce que la plupart des merveilles présentées dans les salons d’électronique ne se retrouvent jamais dans la rue, si ce n’est, parfois, dans les mains de quelques rares techno-freaks prêts à payer le gros prix pour des gadgets fondamnetalement inutiles et inutilisables mais dont il ne peuvent résister au chant de sirène…

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Les 10 symboles d'un Québec fort !
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La pelle à neige. Dans un pays où l'hiver dure six mois, la pelle à neige est tout à la fois le symbole, l'allié et le bourreau du Québécois. On en trouve de toutes les formes, de toutes les tailles et de toutes les couleurs... ce qui ne console guère d'avoir à s'en servir en permanence.



Le trottoir impraticable. La neige, c'est génial, c'est beau, c'est ben-ben l'fun... sauf quand on doit marcher dedans pour se rendre à son travail, c-à-d les 9/10ème du temps. Dans ces cas-là, vous avez le choix entre marcher sur la chaussée dégagée ou sur le trottoir verglacé. Dans le premier cas, vous avez toutes les chances de vous faire renverser par une voiture; dans le second, toutes les chances de vous casser la gueule...



Le métro en panne. Si la chaussée est enneigée et le trottoir verglacé, peut-être aurez-vous l'idée - du moins à Montréal – de descendre sous terre afin d'emprunter le métro. Mauvaise idée : comme le câblage électrique est pourri et que les wagons ont tous plus de 30 ans, les pannes de métro sont encore plus fréquentes que les chutes de neige...



Le nid-de-poule. Désespéré par le lamentable état des trottoirs et des installations du métro, vous songerez peut-être alors à acheter une voiture. Hélas, le sel répandu en hiver, les nombreux cycles de gel et dégel... et une qualité de construction catastrophique ont depuis longtemps transformé les routes de la Belle Province en championnats de nids-de-poules. En hiver, on ne les voit pas trop, mais au printemps, abandonnez toute ambition de voiture de sport et achetez-vous plutôt un 4 x 4 ou, mieux encore, un tank Abrams...



Les embouteillages. Hiver comme été, n'oubliez pas que Montréal est une ville bâtie sur une île, ce qui signifie que les embouteilles pour s'y rendre (et en sortir) sont légion ce qui, notez-le bien, n'est pas encore parvenu à convaincre les banlieusards de voyager à plus d'une personne par voiture ou d'emprunter les transports en commun. Pour les transports en commun, c'est vrai qu'ils ont des excuses...



Les transports en commun. Justement : parlons-en, Au Québec, les transports en commun vous rappelleront immanquablement le Tiers-Monde (et dans mon cas, le Cambodge), que ce soit par leur rareté, leur état général,... ou la densité de malheureux qu'on parvient à y entasser. Une partie des taxes sur l'essence est pourtant spécifiquement dédiée à leur amélioration, mais au vu des résultats, on serait en droit d'en exiger le remboursement.



Céline et René. Au Québec, on n'a pas de famille royale mais bien le duo Céline Dion / René Angelil, soit la diva et son manager-impresario-mari, qu'il est strictement interdit de critiquer sous peine de commettre un crime de lèse-majesté. Le seul avantage par rapport à une vraie famille royale, c'est qu'on n'est pas forcé de payer pour l'entretenir. Pour le reste...



Les itinérants. A Montréal, on en trouve partout, mais surtout à la sortie des magasins et à l'entrée de toutes les stations de métro. Contrairement aux européens, nos SDF à nous sont rarement agressifs. Mais comme ils sont souvent bourrés et rarement lavés, tout voyage en bus ou en métro effectué avec eux risque fort de vous laisser un souvenir difficilement oubliable...



Les infrastructures. Le Québec, c'est l'histoire de la grenouille qui, dans les années 1960 et 1970, et se rêvant aussi grosse que le boeuf, s'est mise à bétonner à tour de bras, sans jamais chercher à savoir à quoi servirait tout ce béton ni où elle pourrait bien trouver l'argent pour l'entretenir. Le résultat, ce sont des infrastructures inutiles, largement surdimensionnées, ou qui tombent tout simplement en ruines, à l'image de l'échangeur Turcot, dont tout automobiliste espère qu'il ne s'effondrera qu'APRÈS son passage...



La poutine. Et pour vous consoler de tout cela, précipitez-vous sur le plat national du Québec. J'ai nommé la poutine : des frites grasses, de la sauce brune et des morceaux de fromage caoutchouteux. Comme c'est aussi lourd qu'indigeste, ça vous évitera au moins de repenser à tout le reste ;-)



Vous le voulez small ou XXL ?
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Dès la sortie de l'Eee-701, le premier "netbook", en novembre 2007, ses utilisateurs - parmi lesquels figurait votre humble serviteur - avaient déjà souligné les deux principales faiblesses de l'engin : un écran de 7 pouces seulement et n'affichant que 800 x 480 et un clavier pour le moins étriqué, imposant des doigts de fée ou un sérieux apprentissage avant de devenir exploitable.


Le premier reproche - la trop modeste taille de l'écran – fut facilement satisfait puisque, sans modifier grand-chose, ASUS (avec les Eee -900 et -901), mais aussi ses concurrents, parvinrent à loger un écran de 9 pouces (en 1024 x 600) dans un châssis de forme, de dimension et de poids analogues.


Le second reproche - celui relatif au clavier - était en revanche plus difficile à satisfaire. Pour améliorer l'ergonomie et le confort de frappe, la seule solution était d'augmenter la largeur et l'espacement des touches, donc d'installer un clavier plus grand, lequel imposait forcément une majoration des dimensions (et du poids) du châssis.


Tant qu'à créer un nouveau et plus grand châssis, autant y intégrer également un écran plus grand - en l'occurrence un 10 pouces - ce qui, rien que chez ASUS, donna ainsi naissance aux -1000 et -1000H et ensuite aux -1002HA ou -S101)


En quelques mois, deux catégories de machines bien distinctes avaient ainsi vu le jour : des 9 pouces destinés aux baroudeurs et à ceux quine juraient que par l'ultra-portabilité, et des 10 pouces pour tousceux - c-à-d la majorité - prêts à consentir quelques sacrifices de poids et d'encombrement pour bénéficier d'une machine plus agréable au quotidien.


La messe semblait donc dite jusqu'à ce que les spécialistes dumarketing, bien décidés à surfer encore longtemps sur la vague des netbooks, remettent tout en question, en proposant des machines - comme le Samsung NC20 ou le Dell Mini 12 - en 11, 12 et même 13 pouces, offrant certes clavier et écran encore plus confortables, mais aussi des dimensions et un poids les assimilant désormais directement aux portables traditionnels.


Deux raisons au moins expliquent cette étonnante dérive. La première est l'image de jeunesse et de dynamisme que véhiculent les netbooks, machines légères et minimalistes, originellement conçues en réaction à l'inflation que subissaient, et que continuent encore de subir, les portables traditionnels, littéralement surchargés de mémoire RAM, de cartes vidéo dédiées, ou de disques durs gigantesques.


La deuxième est d'ordre économique : crise aidant, les acheteurs sont plus sensibles que jamais à l'argument du portefeuilles, ce qui les amène à s'interroger sur le bien fondé de payer - fort cher - pour des éléments, comme un lecteur-graveur de DVD, qu'ils n'utilisent guère ou seulement à une modeste fraction de leurs possibilités : après tout, à l'exception des gamerz, qui a vraiment besoin de la dernière carte nvidia ou ATI ? si le portable est avant tout destiné à surfer sur Internet et lire des courriels, à quoi bon l'équiper d'un disque dur mécanique non seulement fragile mais qu'on ne remplira même pas au dixième de sa capacité ?


Si la tendance se maintient, on pourrait dès lors, d'ici quelques années, assister à la grande résurrection du desktop, soit de la grosse boîte fort laide que tout le monde cache sous son bureau, et dont on ne cessait d'annoncer la mort prochaine au profit du portable traditionnel. L'utilisateur disposerait ainsi de deux machines : l'une, ultra-complète et performante, mais massive, qui ne quitterait jamais son domicile, et l'autre, minimaliste et ultra-compacte, qui l'accompagnerait dans tous ses déplacements, et qui se synconiserait d'elle-même avec la machine de salon, que ce soit par Internet ou le réseau Wifi domestique...

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Vivement 2010 !
[info]diberville
 
L'année 2009 vient à  peine de commencer que  déjà les nouveautés  se bousculent, histoire sans doute de repousser une fois encore les frontières de l'Informatique nomade.

Chez MSI, certains se  sont manifestement dit qu'il  était  dommage  que le netbook  demeure un netbook, et ont donc affublé le X320 d'un gigantesque – tout est relatif – écran de 13 pouces, aussi encombrant qu'agréable à regarder.


Histoire de lui  conserver un poids  malgré tout  raisonnable (1,3 kilo), ses  concepteurs lui ont offert une taille de guêpe "à la MacBook Air", avec un écran de 6mm et un châssis d'une épaisseur inférieure à 2cm


Si ses composants internes restent archi-classiques (processeur Atom, disque dur de 160 GB, etc,), le X320, beau, fin, élégant, est   une machine de luxe, qui en revendique d'ailleurs le prix (plus de 800 $) et que l'on verra bien davantage – préciosité oblige - dans les salons huppés qu'au fond d'un sac à dos, quelque part sur une route cambodgienne.


Dans le même genre, SONY a également frappé fort, avec le VAIO P,

Jusque-là résolue à ne jamais produire de netbook à cause de l'image « :low-cost » qui lui est systématiquement associée, la firme japonaise a repoussé toutes les limites, en proposant un ultra-portable qui pourra coûter jusqu'à 2 000 $ (!)

Pour pareille somme, vous aurez en revanche l'asssurance de disposer d'un disque SSD – donc incassable - affichant la capacité record de 128 GB (!) et, surtout, d'un design véritablement unique, puisque l'engin est aussi large (25 cm) qu'il est peu profond (12 cm), peu épais (moins de 2 cm, comme le X320), et incroyablement léger (environ 600 grammes)


Tout en largeur, mais aussi en contrastes, le VAIO P dispose par exemple d'un écran de 8 pouces seulement mais affichant la bagatelle de 1 600 x 768 quand un "vulgaire" netbook comme l'EEE PC 1000H se contente de 1 024 x 600 mais avec un écran de 10 pouces !

Une excellente paire de lunettes, de préférence griffée GUCCI ou PRADA, est donc vivement conseillée à tous ceux, ou plus probablement toutes celles, qui craqueront pour ce petit bijou.


Chez ASUS, on n'est pas resté inactif non plus. Les désormais traditionnels 901 et S101 sont en effet donné naissance à des versions tablet-PC à écran tactile, respectivement désignées T91 et T101H, Là encore, la relative fragilité de ces deux machines, et en particulier du mécanisme de rotation de leur écran, les destine bien davantage aux présentations feutrées de jeunes cadres dynamiques qu'à la vie trépidante d'un baroudeur.

Mais chez ASUS, on est plus que jamais enclin à décliner le concept Eee sous toutes ces formes. Après avoir fait entrer les composant d'un Eee-PC dans un desktop (EeeBox), un moniteur (EeeTop) puis un téléphone (EeePhone), ne restait plus qu'à les intégrer dans un clavier et un serveur réseau


C'est désormais chose faite avec le EeeKeyboard et le EeeD200 (quelle poésie dans ce nom !).

Le premier est donc un clavier traditionnel (néanmoins doté d'un touchpad intelligent sous la forme d'un petit écran tactile), qui incorpore tous les éléments d'un PC (en ce compris disque dur, carte graphique et ports USB), et qu'il suffit donc de connecter à n'importe quel écran d'ordinateur.


Le second est un serveur doté non seulement de deux baies en SATA 3,5 pouces (offrant une capacité disque maximale de deux téraoctets) mais aussi d'un lecteur/graveur de DVD et d'un routeur sans fil, qui en fera le centre nerveux de votre réseau multimédia, celui qui hébergera votre collection de musiques, de photos et de vidéos et les enverra dans toute la maison vers votre Eee-PC, votre EeeBox ou encore votre EeeTop (vous suivez toujours ?)


A l'exception du SONY VAIO (qui utilise Windows Vista), toutes ces nouvelles machines demeurent néanmoins tributaires de Windows XP, soit d'un système d'exploitation stable et efficace mais désormais obsolète. Ce pourquoi chacun attend avec impatience la sortie de Windows 7, successeur de Vista, que Microsoft nous promet non seulement moins gourmand et plus rapide que ce dernier, mais surtout disponible dès sa sortie dans une version spécialement optimisée pour les netbooks,

Vivement 2010 !
 

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Commercialement incorrect
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Avez-vous   remarqué   à  quel  point – sous  l’influence  des   organisations  féministes et  des recours   (ou menaces  de  recours)  devant  les tribunaux – avez-vous  remarqué  à  quel  point  la  publicité  est devenue sexuellement correcte ? 



A l’exception  de  quelques marques  de  bière et  fabricants d’accessoires pour auto, plus  personne n’ose encore utiliser  la  plastique d’une jolie fille pour vanter les qualités – réelles ou supposées – d’un  produit. 


Et quand bien-même un mannequin  ou  une  vedette  de  cinéma se retrouve en petite tenue afin de vendre un  soutien-gorge  ou  un  parfum  de  luxe, c’est  elle n’est-ce pas qui « garde le contrôle de la situation » et peut  donc  se  permettre  de   jouer les femmes fatales ou les allumeuses sans qu’aucun homme  n’aie le droit de s’en plaindre. 


Et les hommes, parlons-en. A l’image de celle qu’ils projettent dans les films, les hommes que l’on retrouve dans la publicité sont presque invariablement des adolescents éternellement attardés, de grands benêts stupides qui seraient incapables de survivre plus de trois minutes dans le monde réel, et particulièrement dans la cuisine ou l’atelier, si leur épouse ou compagne omnisciente n’était là pour voler à leur secours et leur expliquer comment cuire un œuf, nettoyer le plancher, changer une ampoule grillée, ou simplement enfiler un slip. 


Arriéré mental irrémédiable, incapable de faire quoi que ce soit d’utile de ses mains, obligatoirement avachi dans un fauteuil, l’homme, créature lâche et paresseuse, est le perpétuel fardeau de son épouse en même temps que l’éternelle risée de ses enfants qui, à l’instar de madame, savent tellement tout mieux que lui. 


Il existe cependant des pays où les publicitaires ont encore le droit d’utiliser l’image de la femme, et même celle de la « femme-objet », pour vanter les qualités réelles ou supposées d’un  produit.


Je ne vous parle pas ici des pays musulmans qui, comme nombre d’adolescents boutonneux, semblent souffrir d’une telle crainte à l’égard des femmes, du sexe, et du sexe des femmes, qu’ils se sentent comme obligés de les cacher dans les recoins les plus obscurs de leur maison, ou sous des montagnes de vêtements. 


Je vous parle des pays asiatiques, où l’Occidental de passage s’étonne souvent d'apercevoir de véritables légions de jeunes-femmes ou jeunes-filles parfois fort court-vêtues et occupées à dévoiler sinon leurs charmes personnels du moins ceux du produit qu’elles sont supposées vendre. 


L’année dernière, sur Kao-San Road, à Bangkok, j’avais ainsi eu la surprise de découvrir une impressionnante quantité de demoiselles ma foi pas désagréables à regarder et qui cherchaient à tout prix à nous faire entrer moi et mon ami PGA dans ce bar-ci plutôt que ce bar-là, ce qui, par parenthèse, m’amène immédiatement à préciser aux esprits libidineux – il y en a – qu’il s’agissait de vrais bars et non pas de maisons de passe, refermons la parenthèse. 


Le soir, sur Kao-San Road, chacune de ces demoiselles thaïlandaises était (fort) court-vêtue d'un mini-short et d'un tee-shirt (je signale qu'il faisait 26 degrés à 10 heures du soir),,, à l'effigie d'une marque de bière différente, manière sans doute de bien me faire comprendre que celle-ci était définitivement plus agréable que celle-là,


En journée, à Pantip Plaza, véritable cathédrale de l'électronique à Bangkok, d'autres demoiselles (à moins que ce ne fut-ce les mêmes !) à peine plus vêtues s'efforçaient à nouveau, et sur cinq ou six étages de haut, de me convaincre que j'étais définitivement the most interesting guy in the world, et qu'à ce titre, je me devais donc d'acheter un nouvel ordinateur dans ce magasin-ci, un nouveau cellulaire dans ce magasin-là, et pourquoi pas une nouvelle télé en prime dans chacun des deux.


Quelques jours plus tard, à Phnom-Pen, en pénétrant dans le Boeing 737 d'Air Asia, j'eus également la surprise de découvrir que toutes les hôtesses de cette estimable compagnie étaient non seulement aux petits soins avec moi mais également toutes sorties d'un catalogue de mannequins et sanglées dans un mini-uniforme rouge écarlate, qui leur seyait à ravir.


On a beau dire, mais quand on est un homme et qu'on n'a pas la chance de s'appeler Tom Cruise, ça fait quand même plaisir de se sentir désiré et désirable en avion, et en tout cas autre chose qu'un vulgaire cochon de payant, sommé de passer au cash et de subir en prime la mauvaise humeur, les kilos en trop et la ménopause (les trois étant liés) des hôtesses d'Air Canada ou d'American Airlines,


En Asie, donc, dans les avions, sur les affiches et à la télévision, et pour promouvoir une marque de bière, d'ordinateur ou d'appareil photo, on peut encore voir des filles qui, aux yeux bridés-près, semblent tout droit sorties d'un film de David Hamilton, cinéaste naguère fort à la mode mais à ce point haï des féministes que tout le monde a préféré l'oublier pour ne plus voir en lui qu'un vieux pervers limite pédophile, tartinant sans relâche ses objectifs de vaseline avant de filmer des nymphettes pré-pubères mollement alanguies sous le soleil.


Et pourtant, hein, entre cet ancien navet de « Bilitis » et ce récent chef d'oeuvre de « Harold et Kumar s'évadent de Guantanamo », on est en droit de préférer le premier au second, et de se dire que les adolescents occidentaux d'aujourd'hui, hommes-zéros de demain, n'ont pas gagné au change...

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Bonne Année quand même...
[info]diberville

Russie. Depuis la chute de l'Union soviétique, en 1990, la consommation de produits stupéfiants a décuplé et est aujourd’hui huit fois supérieure à celle de l’Union Européenne. "Après une courte période de stabilisation en 2001-2004, la courbe des toxicomanes répertoriés comme tels est repartie à la hausse avec 60.000 toxicomanes en 2005, 70.000 en 2006 et déjà 78.000 en 2007", a souligné le  directeur du Service fédéral russe de contrôle du trafic de drogue (FSKN). En Russie, près de 30 000 personnes meurent chaque année suite à la consommation de stupéfiants qui, neuf fois sur dix, proviennent d’Afghanistan,... manière sans doute pour ce pays de se venger du million de morts que les Russes y ont provoqué entre 1979 et 1989…

 

Zimbabwé. Le pays a beau être totalement en ruines, en proie à une hyper-inflation, et ravagé par une épidémie de choléra, rien ne le sauvera de la tutelle délirante de son Président – l’inoxydable Robert ("Comrade Bob") Mugabe, si ce n’est la mort éventuelle de ce dernier, aujourd’hui âgé de 84 ans, et qui règne sans partage depuis maintenant 28 ans.  Dans cette dictature bananière digne d’Ubu-Roi, le Camarade-Président a une fois de plus renouvelé le crédo de son inamovibilité, en soulignant que "le Zimbabwe m'appartient". "Jamais, au grand jamais je ne vendrai mon pays. Jamais, jamais, je ne me rendrai, jamais". Et c’est sûr, Robert Mugabe est prêt à lutter jusqu’au bout,... ou plus exactement jusqu’au dernier Zimbabwéen…

 

Inde. Mille euros, c’est ce que coûte le martyrologe islamique en Inde. Ajmal Amir Kasab, le seul survivant des terroristes de Bombay a en effet avoué aux enquêteurs qu’une récompense de 100.000 roupies pakistanaises (985 euros) avait été promise à sa famille s'il mourait en combattant pour l'islam. Si on y ajoute les 72 vierges également promises aux martyrs, on finit par se dire, à l’Instar de Michel Houellebecq, que “La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré”. Et parfois-même, on en meurt…

 

Italie. Mille-cinq-cents euros, c’est la prime de naissance que l’on peut recevoir dans cinq municipalités de la région de Basilicate (sud de l’Italie) lorsque l’on baptise son nouveau-né du prénom Benito ou Rachele,… en hommage au défunt dictateur fasciste Benito Mussolini et à sa femme, Rachele Guidi. L’initiative n’est évidemment pas anodine puisqu’elle est financée par le Movimento Sociale-Fiamma Tricolore (MS-FT), petit parti d’extrême-droite, qui en avait sans doute marre de ne plus lire que des "Mohammed" dans les registres de naissance italiens…

Afghanistan. Le 12 novembre dernier, quinze adolescentes afghanes étaient aspergées d'acide alors qu'elles se rendaient à leur école de Kandahar, ancien fief du mollah Omar et de ses célèbres Talibans. Les victimes, dont trois se trouvaient dans un état grave, portaient pourtant une burqa – signe de fidélité et de soumission à l’Islam - qui les couvraient de la tête aux pieds. Mais dans ce pays de troglodytes moyenâgeux, le simple fait, pour une femme ou une jeune-fille, de se rendre à l’école constitue déjà un crime en soi. Elles risqueraient en effet d’apprendre à penser par elles-mêmes…

 

Grande-Bretagne. “Si nous avions su ce que nous savons aujourd’hui, aurions-nous posé notre candidature aux Olympiques? Probablement pas !”, a déclaré Tessa Jowell, Secrétaire d'État britannique aux Jeux olympiques de 2012. Il faut dire que le budget initial de 2,7 milliards de livres sterling a déjà plus que triplé, pour atteindre aujourd’hui les 9,3 milliards de livres (et autant en euros). En Grande-Bretagne, la gueule-de-bois est même telle que d’aucuns proposent carrément de refaire les Jeux Olympiques de 2012 à... Beijing, où les infrastructures, payées par les Chinois, sont encore en place. Les contribuables anglais auraient pourtant dû se méfier : à de rarissimes exceptions-près, l’organisation des J.O. est toujours (très) largement déficitaire. Parlez-en donc aux Québécois, qui ont mis 30 ans pour payer la facture des J.O. de 1976…

 

Congo. Croyez-le ou non, mais il n’y a pas que la Palestine dans la vie. A preuve au Congo, où les seigneurs de la guerre locaux continuent de se disputer un pays naguère fort riche mais qui n’est plus aujourd’hui qu’un sanglant théâtre de marionnettes dont les spectateurs, en  particulier occidentaux, ont depuis longtemps détourné les yeux. En dix ans, entre deux et quatre millions de personnes (!), majoritairement des femmes et des enfants, y sont ainsi passé de vie à trépas, dans l’indifférence planétaire et celle des soldats africains de la MONUC pourtant censés les protéger. Et tout porte à croire que 2009 sera exactement semblable à 2008.
 
Bonne Année quand même…

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Mais où s'arrêteront-ils ?
[info]diberville

Mais où vont-ils s’arrêter chez ASUS ?

 

Après avoir réduit le PC portable à sa plus simple expression avec l’Eee-PC; après avoir fait subir le même traitement au PC de bureau (devenu un Eee-BOX); après avoir intégré le tout dans la carcasse-même d’un écran d’ordinateur (rebaptisé EeeTOP), voici qu’arrive un engin encore plus étonnant, qui se veut rejeton improbable entre un téléphone fixe et un caméscope qui passait sans doute  là par hasard.

 

De son vrai nom «  Eee Vidéophone AiGURU SV1 » - ouf ! - , la chose, qui sera certainement plus connue sous son alias de… EeePhone,  se présente en fait comme un vidéophone conçu en partenariat avec SKYPE et utilisant donc la technologie de la téléphonie par Internet (VoIP) de ce dernier, laquelle permet des appels audio et vidéo gratuits entre tous les abonnés de SKYPE où qu’Ils se trouvent dans le monde ainsi que, moyennant paiement, vers tout abonné à un service de téléphonie ordinaire.

 

Bien qu’autonome, l’engin, qui se présente sous la forme d’un boîtier d’environ un kilo, doit évidemment être connecté  - en Wifi ou par un câble ethernet – à un réseau domestique existant et disposant d’un accès Internet haute vitesse.

 

Doté de sa propre webcam et d’un écran de 7 pouces en 800 x 480 (c.-à-d du même affichage et de la même résolution qu’un… EEE-PC 701), il vous permettra donc de voir et d’être vu par votre interlocuteur,… y compris lorsque vous sortez du bain.

 

En soi, ce nouvel Eee-Phone, vendu environ 400 dollars, n’offre donc rien de révolutionnaire, puisque toutes les caractéristiques qu’il propose se retrouvent déjà sur n’importe quel portable ou desktop existant et simplement pourvu d’une webcam et d’une connexion à SKYPE.

 

Mais à l’instar du pari tenu avec le EeeTop, ASUS semble vouloir miser sur les consommateurs totalement réfractaires à l’Informatique, ou alors déjà dotés de tout l’équipement nécessaire mais souhaitant disposer en sus d’une machine plus simple d’utilisation car exclusivement dédiée à une tâche particulière (passer un appel audio ou vidéo phonique) qui, il est vrai ne nécessite ni RAM en pagaille ni processeur et carte graphique surpuissants...


Le retour aux sources
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La nouvelle révolution ?
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On avait déjà vu le EEE-PC, un notebook minimaliste et dépourvu de lecteur/graveur de DVD auquel personne ne prédisait le moindre avenir jusqu’à ce que ASUS en vende des millions d’exemplaires et n’en fasse un succès planétaire, permettant à ce drôle d’engin d’apparaître sur toutes les listes de cadeaux de Noël sous son qualificatif générique de netbook.
 


Après avoir démontré que Small pouvait effectivement rimer avec beautiful, et que l’acheteur lambda, contrairement à ce que prétendait l’Industrie, n’avait que rarement besoin de cartes vidéo refroidies par eau et de processeurs à quadruple cœurs, ASUS avait remis le couvert avec le EEE-BOX, qui se voulait le pendant des netbooks dans l’univers des desktops et qui, en conséquence, donna naissance à une nouvelle catégorie de machines : le nettop, lui aussi caractérisé par son poids et son format réduit (un kilo et la taille d’un livre), sa faible consommation électrique (une vingtaine de watts) et son architecture minimaliste, archi-dominée par le processeur simple cœur Intel Atom.
 


Avec un poids et un encombrement aussi réduit, le nettop pouvait très facilement se fixer derrière un moniteur LCD, ce qui permettait d’installer un ordinateur jusque dans les pièces les plus exigües. Mais alors, pourquoi ne pas encore réduire le volume – et le nombre de fils – en intégrant directement le nettop à l’intérieur du moniteur lui-même ?

Ainsi est donc né le EEE-MONITOR, depuis peu rebaptisé… EEE-TOP. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’écran, disponible dans des diagonales allant de 16 à 22 pouces, ne se contente pas d’intégrer les composantes et la connectique d’un EEE dans un même boîtier : il est également tactile (ce qui permet, si on le désire, de se passer complètement de souris et de clavier), doté d’une poignée de transport et, dans certaines versions, d’une batterie lui offrant une autonomie de plus d’une heure, ce qui permet de le déplacer très facilement d’une pièce à une autre, de la chambre des enfants au salon en passant par la cuisine ou le bureau 


Et contrairement à ce qui s’était passé avec le EEE-PC puis le EEE-BOX, la concurrence n’a cette fois pas tardé à réagir, puisque MSI vient dores et déjà d’annoncer la sortie du NETON qui reprend la plupart des caractéristiques du EEE-TOP mais y ajoute un lecteur-graveur DVD auquel certains acheteurs restent manifestement attachés
 

Avec un prix inférieur à 800 dollars, ces étranges mutants pourraient bien finir par transformer les  desktops en dinosaures technologiques car après tout, pour naviguer sur l’Internet ou assurer les tâches bureautiques ordinaires, qui a vraiment besoin d’un desktop full tower certes surpuissant, mais bruyant, consommant 200 watts/heure et relié à un clavier, un écran et une souris par une multitude de fils…


On est toujours le minoritaire de quelqu’un d’autre…
[info]diberville

En pleine “Obamania”, le rejet par la Californie du mariage homosexuel est quasiment passé inaperçu.

Pourtant, dans cet État généralement considéré comme avant-gardiste, en particulier sur le plan des mœurs, les électeurs ont profité de la présidentielle du 4 novembre pour approuver à 52 % un référendum visant à définir le mariage comme “l’union de personnes de sexes différents”, annulant ainsi la décision de la Cour suprême californienne, qui en mai dernier, avait autorisé le mariage entre personnes du même sexe, et ce au nom de la lutte contre la discrimination.

Les homosexuels de Californie pourront certes continuer à contracter un “partenariat domestique” leur accordant les mêmes avantages que les hétérosexuels, notamment en matière de succession, mais cette union ne pourra en aucune manière s’appeler “mariage”.


En Floride et en Arizona, où les électeurs se sont également prononcés contre le mariage entre personnes de même sexe, les homosexuels ne pourront même pas bénéficier d’un tel “partenariat” puisque ces deux États ne reconnaissent aucune autre forme d’union que le mariage,.

Ironiquement, ce rejet du mariage gay est particulièrement fort chez les minorités noires et hispanophones, soit chez les électeurs qui ont massivement voté pour Obama. En Californie, les Noirs, qui ont presque tous votés Obama, se sont par exemple prononcé à 70 % contre le mariage entre personnes de même sexe., démontrant ainsi qu’une minorité opprimée depuis des siècles en raison de sa “différence” peut tout à la fois voter pour l’égalité des droits et rejeter ceux d’une autre minorité tout aussi opprimée


La minorité noire américaine, qui rejette la prétention de la majorité blanche à définir ses droits à elle, ne voit donc aucun inconvénient à définir les droits de la minorité homosexuelle américaine. De la même manière, parce que minoritaires au Canada, les francophones n’acceptent pas de se plier à la langue des anglophones majoritaires mais, parce que majoritaires au Québec, ils ne voient pas pourquoi ils ne pourraient pas forcer la minorité anglophone du Québec à se plier à la langue française.

Dans les sociétés occidentales où la moyenne d’âge est supérieure à 40 ans, les citoyens âgés de plus de 40 ans estiment on ne peut plus justifié de se prononcer sur les droits des jeunes; dans les sociétés où la majorité de la population habite les villes, personne ne comprend pourquoi on accorde autant d’avantages et de subsides aux campagnards; dans les sociétés autrefois archi-catholiques mais où plus personne ne va désormais à l’église, on voudrait que personne n’y soit autorisé à construire une mosquée

Comme l’a constamment rappelé la Cour suprême du Canada, la Démocratie, ce n’est pas la dictature de la majorité, ce n’est pas le droit pour la majorité de décider ce que doivent être ou non les droits des minorités, car à ce petit jeu, on finit toujours par se retrouver le minoritaire de quelqu’un d’autre…
 

Il faut de tout pour faire un monde…
[info]diberville

Mexique. Dans notre monde hyper-médiatique, chacun peut avoir son quart d’heure de gloire, à l’image du Mexicain Manuel Uribe, qui vient de convoler en juste noce devant les caméras du monde entier. Et pourtant, Manuel n’est ni une tête couronnée, ni une star de cinéma, ni un chanteur populaire, et surtout pas un grand sportif : à 330 kilos sur la bascule, l’intéressé – qui a pesé jusqu’à 560 kilos ! – serait bien en peine de simplement sortir de son lit. Mais c’est précisément ce surpoids hors-normes qui, depuis des années, lui a valu l’attention des médias, et qui vient de trouver son apothéose avec la commandite exclusive de ses noces par la chaîne de télévision Discovery Channel, laquelle, outre un chèque coquet, a tout de même dû mobiliser une grue pour tirer le futur marié de son lit et le déposer devant l’autel…


Allemagne. A l’heure où l’on ne parle plus que de pollution et de prix de l’essence, même un constructeur comme Porsche se devait de proposer dans sa gamme un véhicule “zéro émission”. Ce sera bientôt chose faite avec une version électrique de l’increvable 911, laquelle troquera pour l’occasion son célèbre 6 cylindres au “profit” d’un moteur électrique entraîné par pas moins de… 550 kilos de batteries au lithium ! Malgré ses presque 2 tonnes, cette Porsche écologique serait capable d’atteindre 225 km/h et de passer de 0 à 100 km/h en 7 secondes. Mais à plus de 250 000 dollars l’exemplaire, on peut se demander si l’économie d’énergie a encore un sens…


Belgique. En septembre dernier, je vous parlais de Rothman Salazar, ce jeune Équatorien de 19 ans expulsé de Belgique où il vivait comme clandestin depuis 2002,… ce qui ne l’avait pourtant nullement empêché de s’inscrire dans plusieurs écoles, de bénéficier des soins de santé ou d’abonnements de transport, ni de mener une vie normale. Hélas pour lui, l’intéressé avait finalement été appréhendé au cours d’un banal contrôle de routine, incarcéré, envoyé en centre fermé, et enfin expulsé vers son pays natal, et ce en dépit d’une considérable mobilisation médiatique réunissant le ban et l’arrière-ban de tout ce que la Belgique compte comme socio-conscientisés, lesquels ont finalement obtenu gain de cause puisque Rothman, pourtant déclaré persona non grata en août, pourra bientôt revenir en Belgique grâce à un… visa d’étudiant qui le rendra inexpulsable pour toute la durée de ses études ! Il suffisait d’y penser…


France. En juillet dernier, je vous parlais également de Marina Petrella, que la Justice italienne avait condamnée en 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité pour “homicide sur agent de la force publique, tentative de séquestration et d’homicide, séquestration d’un magistrat, vol avec arme et attentats”. Mais, plutôt que de goûter aux joies des prisons italiennes, cette activiste des Brigades Rouges avait, comme tant d’autres, préféré se réfugier en France, où elle avait bénéficié d’une totale impunité pendant plus d’une décennie, grâce à la mansuétude du Président Mitterrand, ainsi que des partis et intellectuels de gauche, toujours prêts à excuser le terrorisme… du moment qu’il ne soit pas issu de la droite. L’arrivée au Pouvoir de Nicolas Sarkozy avant néanmoins changé la donne : en juin dernier, un décret du gouvernement autorisait enfin son extradition vers l’Italie. C’était compter sans la considérable mobilisation médiatique réunissant le ban et l’arrière-ban de tout ce que la France compte comme socio-conscientisés, lesquels ont finalement obtenu gain de cause puisque Marina pourra finalement demeurer en France pour “raisons humanitaires”. Une décision dont s’est réjouie son avocate, laquelle a par ailleurs espéré “qu’elle parviendrait à se reconstruire”. Pour la “reconstruction” de ses victimes, il faudra hélas s’adresser au cimetière…


Autriche. Quelle que soit sa nationalité, l’extrême-droite se présente toujours comme la championne par excellence de l’honnêteté, de la moralité et du respect de lois qu’elle souhaiterait d’ailleurs bien plus sévères l’égard des délinquants. Hélas, la nature humaine est ainsi faite que ses membres, et en particulier ses chefs, s’appliquent rarement à eux-mêmes les principes qu’ils voudraient bien imposer aux autres. Jusqu’à sa mort dans un accident de la route, le 11 octobre dernier, on savait déjà que Jörg Haider, Führer du BZÖ autrichien, était un xénophobe convaincu. L’enquête a de plus permis d’établir qu’en circulant à 140 kms/h dans une zone limitée à 70 kms/h, il était de surcroît un dangereux délinquant routier doublé d’un ivrogne, puisque conduisant avec 1.2 grammes d’alcool dans le sang là où la limite légale était de 0.5 grammes. C’était compter sans l’aveu ultérieur de son secrétaire général et successeur à la tête du BZÖ, le sémillant Stefan Petzner, qui a reconnu être l’amant de Haider et s’être violemment disputé avec lui le soir du drame, lors d’un party bien arrosé dans un bar gay de Klagenfurt. Comme quoi on peut se revendiquer de l’extrême-droite tout en étant pédé, chauffard et alcoolo…


Algérie. En Algérie, en vertu de l’article 144 bis 2 du code pénal algérien qui instaure “des peines d’emprisonnements de 3 à 5 ans pour quiconque offensera le prophète (…) et dénigrera les dogmes de l’Islam par voie d’écrit, de dessin, de déclaration et de tout autre moyen”,.en algérie, donc, six hommes viennent d’être condamnés à quatre ans de prison ferme… pour avoir été surpris en train de manger pendant le ramadan ! De quoi donner raison à l’écrivain Michel Houellebecq, qui affirmait naguère que “La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré”. Et en plus, quand on ne le respecte pas, on est emprisonné…
 
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Bon Anniversaire !
[info]diberville


Il y a un an, presque jour pour jour, ASUS livrait les premiers exemplaires d'un drôle d'ordinateur, à la fois minuscule et "low-cost", dont nul d'aurait pu prévoir qu'il allait bouleverser en quelques semaines l'univers ô combien traditionnel du portable.

Pour la première fois, un constructeur était non seulement parvenu à installer un écran couleur, un clavier, une mémoire de stockage et une connectique Internet complète dans une machine d'une vingtaine  de centimètres et de moins d'un kilo, mais surtout à  vendre l'ensemble  pour moins de 400 dollars (250 euros)



Baptisé EEE-PC, le modèle 701 allait ensuite donner naissance à une famille complète d'appareils - qui prendaient tout simplement le nom de "EEE" - en plus d'inciter l'ensemble de la concurrence, de Dell à Lenovo en passant par MSI ou Toshiba, à sortir d'urgence des machines reprenant peu ou prou les caractéristiques du 701, au  point que tout le monde se mit à parler des "netbooks" comme de  LA révélation de ce début du 21ème siècle.



Face à une concurrence de plus en plus affûtée, mais aussi face à ses propres rejetons de mieux en mieux dotés par Dame Techno, on aurait pu penser que le "vieux" 701 prendrait sa retraite avant de fêter son premier anniversaire. C'était compter sans le marketing d'ASUS, qui a décidé de prolonger sa vie utile par une ultime version - la 701SD - qui, sous un format et une apparence strictement identiques, apporte diverses améliorations (comme un disque SSD de 8 GB au lieu de 4) en plus d'être proposé à un prix "canon" d'environ 300 dollars (200 euros)



Paradoxalement, la sortie du 701SD suivait de quelques jours celle de son dernier avatar en date, le EEE S101, voulu chic , choc et surtout ultra-mince (de 18 à 25mm), à l'image d'un certain... MacBook Air.

L'apparition, quelques semaines auparavant de l'ASUS N10 laissait pourtant croire que le constructeur taïwanais reprendrait le haut-de-gamme du netbook sous son propre nom, et laisserait le gros de la production à la famille des EEE.



C'est pourtant sous le logo de EEE, et non sous celui d'ASUS, que nous arrive le S101 qui, de manière encore plus paradoxale, ne ressemble plus en rien aux autres membres de la famille, à commencer par son "ancêtre" 701.

Léger (1 kilo), délicat, pour ne pas dire féminin, le S101, bien que doté d'un disque SSD assurément moins fragile qu'un disque dur traditionnel, est une machine de luxe, plus à son aise dans une valise Hermes que dans le sac à dos d'un baroudeur.



ASUS ne s'y est d'ailleurs pas trompé, en le faisant présenter par des mannequins pour le moins... filiformes.

Après les purs et durs à la recherche d'un netbook ultra-mobile mais minimaliste (les 701, puis 900 et 901), après les adeptes du compromis idéal entre la mobilité et le confort (les 1000 et 1000H), le S101 se veut donc le netbook des femmes, des journalistes et de "l'élite sociale"

De tout pour faire un monde...

Tout est bon pour sauver Moloch
[info]diberville

Depuis des décennies, économistes et autres “experts” nous expliquaient qu’il fallait réduire le rôle de l’État, garantir la libre circulation des capitaux, susciter le désir d’entreprendre en dé-ré-gle-men-tant tout ce qui pouvait l’être et, surtout, laisser le “Marché” se réguler de lui-même à l’avantage de tous,… même si c’était d’abord et avant tout au plus grand bénéfice des chefs d’entreprises et autres actionnaires méritants : les premiers se votant des salaires vertigineux, les seconds exigeant chaque année une croissance des bénéfices à deux chiffres,… et les deux s’unissant dans un commun concert de vertueuse indignation lorsque ouvriers et employés – ces inconscients - se mettaient finalement à réclamer un salaire simplement majoré de la valeur de l’inflation annuelle.

 
Aujourd’hui, ces mêmes économistes et autres “experts” nous expliquent, sans fausse honte, que les gouvernements ont gravement failli à leur mission de réglementation, que le sacro-saint “Marché” ne peut se réguler seul, qu’il faut intervenir d’urgence pour éviter la méga-catastrophe, et que l’État se doit donc de voler au secours des chefs d’entreprises et autres actionnaires méritants, en injectant dans l’Économie un énorme paquet – sky is the limit - de milliards de dollars ou d’euros, obtenus au moyen d’emprunts naturellement prélevés sur le dos d’ouvriers et d’employés qui n’en demandaient pas tant mais n’ont aucune chance d’y échapper : bouchez-vous le nez et avalez braves gens, Juan Somavia, directeur général du Bureau International du Travail (BIT), vous promet de toute manière 20 millions de chômeurs supplémentaires dans ”l’économie réelle” d’ici 2010… mais vous assure que ce sera encore pire si vous ne dites pas amen à toutes les initiatives de vos “décideurs économiques”.

 
Dans cette « économie réelle » qui est nôtre depuis des décennies, il n’est d’ailleurs nul besoin de commencer à aligner les pertes d’exploitation pour voir débouler les wagons de licenciements : Yahoo! vient encore de le démontrer en annonçant fièrement la mise à pied d’au moins 10 % de sa main-d’œuvre - soit plus de 1 400 employés - afin de “redresser le bilan financier de l’entreprise”. Un bilan financier qui, pour le troisième trimestre de 2008, ne fait effectivement état que d’un bénéfice de 54 millions de dollars “seulement”, contre 151 millions l’année dernière à la même période.

 
Qu’elle soit ”financière”, “boursière”, ou simplement “réelle”, l’Économie se doit d’être cajolée par nos gouvernants qui, après avoir rivalisé pendant des décennies en subventions, prêts sans intérêt et autres “allègements fiscaux” se précipitent à présent à son chevet.

Tout est bon pour nourrir Moloch. Au Canada, on a ainsi vu un gouvernement injecter 25 milliards de dollars dans un système bancaire national dont on nous assurait encore 24 heures auparavant qu’il n’en avait nul besoin, tant il se portait à merveille. En Belgique, un gouvernement pourtant aux abonnés absents depuis un an s’est subitement réveillé en plein week-end pour voter en quelques heures, et au prix de 5 milliards d’euros, le rachat de la banque Fortis, puis a revoté le week-end suivant, et dans les mêmes conditions, le rachat de la banque Dexia, avant de décider – pourquoi s’arrêter en si bon chemin – d’en faire de même, et pour 1.5 milliard de plus, avec l’assureur Ethias. En Hollande, un gouvernement à part entière a racheté la portion hollandaise de Fortis pour 4 milliards d’euros, avant d’injecter 10 milliards d’euros supplémentaires dans le capital du banco-assureur ING

 
En France, après s’être allié aux Belges pour racheter Fortis puis Dexia, un gouvernement de droite a carrément décidé de sauver le capitalisme mondial,… en commençant par l’Hexagone et la distribution de 3 milliards d’euros au Crédit Agricole, de 2.55 milliards à BNP Paribas, de 1.7 milliard à la Société Générale, de 1.2 milliard au Crédit Mutuel, de 1.1 milliard à la Caisse d’Epargne, et de 950 millions – en veux-tu, en voilà – à la Banque Populaire. En Angleterre, un gouvernement de gauche a quant à lui annoncé, après avoir nationalisé Northern Rock et plus récemment Bradford & Bingley (en transférant au passage les meilleurs actifs au groupe espagnol Santander et en conservant les plus risqués à la charge de l’État !), un gouvernement de gauche, donc, a quant à lui annoncé qu’il en ferait de même avec toute banque britannique dans le besoin.

 

En Allemagne, le gouvernement a décidé de mettre le contribuable à l’amende, en le chargeant d’éponger le passif de la banque immobilière Hypo. Et en Islande, le gouvernement n’a eu d’autre choix, faute de contribuables en nombre suffisant sur cette île de 300 000 habitants, que d’implorer tout à la fois la Norvège, la Russie, l’Union Européenne et le FMI (!) afin de dénicher d’urgence 4 milliards d’euros pour sauver le pays de la faillite,… ce qui représente tout de même une dette de 13 300 euros par Islandais de 0 à 120 ans (!)

 

Notez bien, en matière de dette par habitant, les USA sont champions toute catégorie : à New-York, et plus précisément au 1133 Sixth Avenue, le compteur de la dette nationale installé par le promoteur immobilier Seymour Durst en 1989, à l’époque où la dette américaine ne valait “que” 2 700 milliards de dollars, ce compteur, donc, ne comprend plus assez de cases pour matérialiser un passif qui dépasse désormais les 10 000 milliards de dollars ou, si l’on préfère, les 86 000 dollars par foyer américain (!)

A ce niveau de délire-là, évidemment, toute dette prend les allures d’une simple abstraction, et ce ne sont certes pas les… 700 milliards de dollars promis par le Président Bush aux financiers et autres boursicoteurs, qui y changeront quelque chose.

 

Au pays de l’ultra-libéralisme, on en est même venu à envisager d’un œil favorable la… nationalisation des banques et organismes de crédit !

Tout est bon pour sauver Moloch

Même le reniement des grands principes.
 
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A la recherche du netbook ultime
[info]diberville


En moins d’un an, le netbook est passé du statut de simple curiosité pour techno-geeks à celui de phénomène de société, que tout le monde veut posséder et – si possible – utiliser partout.

Au EEE-701 des origines sont venues se joindre des dizaines de machines différentes, proposées par tous les grands constructeurs de portables. On estime ainsi que plus de 5 millions de netbooks seront vendus cette année, 8 millions l’année prochaine et… 50 millions en 2012 ! 

Mais si l’offre est devenue abondante, pour ne pas dire pléthorique, l’utilisateur a toujours autant de mal à définir ses besoins, et se montre finalement plus sensible à la couleur et au prix de l’engin qu’à son aspect fonctionnel. 


Rappelons-le une fois de plus, le netbook n’est PAS un portable à bas prix, et n’est pas davantage conçu pour le remplacer. C’est une machine nomade, destinée aux étudiants, aux voyageurs, à tous ceux qui possèdent déjà un ordinateur traditionnel capable de graver des DVD, de jouer en réseau ou d’éditer photos et vidéos,… autant de tâches que le netbook, privé de graveur, de carte graphique spécialisée et d’écran de grande taille ne peut réaliser. 

En revanche, de par son faible poids (de 1 à 1.5 kilo), son modeste encombrement (de 20 à 25 cm en longueur) et sa robustesse, le netbook est l’arme absolue pour voyager à l’autre bout du monde, se connecter partout, ou se détendre dans un train ou un avion. 

Ceux qui privilégient la mobilité se tourneront vers des modèles dotés d’un écran de 7 à 9 pouces, comme l’ACER Aspire One ou l’ASUS EEE-901. Les autres préféreront sans doute des modèles en 10 pouces, comme le MSI Wind ou l’ASUS EEE-1000, certes un peu plus encombrants et plus lourds, mais beaucoup plus utilisables au quotidien, en particulier au niveau du clavier, point faible traditionnel des netbooks


A moins de vouloir  à tout prix  emporter avec lui sa collection complète de photos, de mp3 ou de films rippés, l’utilisateur d’un netbook n’a en vérité aucun usage du disque dur de grande capacité que les fabricants brandissent pourtant en guise d’argument ultime. Une batterie de grande capacité, assurant 5 à 6 heures d’autonomie, serait bien préférable. Mais si l’industrie est capable de produire des disques dur en pagaille, elle ne parvient toujours pas à produire suffisamment de cellules de batteries,… ce qui explique pourquoi la plupart des netbooks vendus sur le marché se contentent de batteries à 3 cellules, n’offrant que 2 à 3 heures d’autonomie. 

C’est également pour des raisons purement industrielles que les constructeurs persistent à proposer des disques dur mécanique plutôt que des éléments SSD à base de mémoire flash : un disque SSD ne dégage ni bruit ni chaleur, et est bien plus résistant aux chocs – donc plus à sa place dans un netbook – qu’un  disque dur mécanique, mais son coût de fabrication devient carrément prohibitif au-delà d’une limite de 32 Gb. 



Pour le système d’exploitation, et en l’absence – provisoire ? – d’Apple, l’utilisateur a le choix entre Windows XP et une des innombrables variantes de Linux. Les deux ont leurs partisans… et leurs détracteurs. 

Enfin, avant d’acheter, il est essentiel de se fixer une limite de prix : si un netbook à 300 dollars (200 euros) n’est pas nécessairement moins bon qu’un autre à 500 dollars (340 euros), l’achat d’un netbook de plus de 600 dollars (400 euros) représente, à moins d’être aussi fortuné que snob, une véritable aberration…

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Les bonnes idées, ça vient parfois du Tiers-Monde…
[info]diberville

États-Unis. Si l’affaire ne risquait de se solder par une crise économique mondiale, des faillites en cascade et le licenciement de millions de personnes à travers le monde, il y aurait de quoi se réjouir des déconvenues de la Planète Finances, dont les gourous viennent enfin de s’apercevoir qu’un modèle économique basé sur une exigence de profits de 15 % par année n’était pas tenable à long terme, a fortiori quand les salaires des travailleurs, eux, demeuraient limités à la hausse de l’inflation, soit à environ 3 % par an. Retour de la Réalité oblige, ce sont des dizaines de milliards de dollars de capitalisation boursière qui sont donc partis en fumée et en quelques heures de folie, emportant avec eux deux des plus grandes banques de Wall Street Lehman Brothers et Merrill Lynch. Quelques jours auparavant, Le Trésor américain avait déjà dû cautionner pour 200 milliards de dollars – un record – les deux institutions de refinancement immobilier Freddie Mac et Fannie Mae, également au bord de la faillite. Si on y ajoute les 700 milliards de dollars du plan de sauvetage proposé par l’administration Bush, on se dit que l’avidité sans borne de quelques ultra-capitalistes, conjuguée à l’aveuglement des actionnaires, coûtera bien mille milliards de dollars aux contribuables, à qui on demandera naturellement de régler la facture…  

 
États-Unis. Si l’Américain moyen n’aura sans doute d’autre choix que de payer l’addition de ce désastre ô combien prévisible, on peut tout de même se demander combien de temps il acceptera d’en voir les responsables continuer à jouer les Maïtres de l’Univers, à dîner dans les meilleurs restaurants et à rouler en voiture de luxe vers leurs résidences de millionnaires, exactement à l’image de Richard Fuld qui, entre 1993 à 2007, a personnellement empoché plus d’un demi-milliard de dollars - soit dix-sept mille dollars de l’heure (!) - comme CEO de Lehman Brothers, ou encore comme Stanley O’Neill, grand patron de Merril Lynch, qui a empoché cent-soixante-et-un millions de dollars lors de son départ à la retraite, l’année dernière…  

 
Allemagne. “La banque la plus stupide d’Allemagne”, c’est ainsi que la presse germanique qualifie la banque publique KfW depuis que celle-ci a effectué, par erreur, un virement de 317 millions d’euros (480 millions de dollars) à Lehman Brothers… le jour-même où cette banque new-yorkaise se mettait en faillite. “N’importe quel téléspectateur savait lundi qu’il ne fallait plus virer le moindre euro à cette banque, mais pas la KfW”, a ironisé le libéral Jürgen Koppelin, membre du conseil d’administration de cet établissement détenu à 80 % par l’État fédéral allemand. Pour KfW, déjà sous le feu des critiques en raison du sauvetage de sa filiale IKB, qui lui a coûté 9 milliards d’euros (14 milliards de dollars), cette nouvelle mésaventure tombe en tout cas fort mal. Et le quotidien Bild Zeitung de remarquer qu’avec ces 317 millions d’euros, le contribuable allemand aurait pu s’offrir ”187 jardins d’enfants, six hôpitaux de 350 lits chacun, ou encore 100 piscines municipales de 50 m sur 25 m…”

 
Grande-Bretagne. Et le pire dans tout cela, c’est que chacun sait déjà que le sauvetage des institutions financières, à supposer qu’il réussisse, ne changera strictement rien aux habitudes et aux pratiques de ceux qui y travaillent, toujours aussi résolus à s’enrichir sans limite en profitant « d’opportunités » totalement déconnectées de l’Économie réelle. “C’est dur, se lamente ce trader londonien, car tout le monde est dans le brouillard. On reste très liquide. Il va y avoir des opportunités incroyables, mais c’est un peu tôt pour rebondir et investir, vu le manque de lisibilité des événements.” (1) Il y a des jours, comme ça, où l’on se demande si tous ces gens n’y verraient pas plus clair du haut d’une potence…

(1) Le Monde, 26 septembre 2008

 
Chine. Ça y est, c’est fait : la Chine est devenue le premier pollueur mondial, avec 1,8 milliard de tonnes de CO2 rejetées dans l’atmosphère en 2007, contre 1,59 milliard pour les États-Unis, 432 millions de tonnes pour la Russie et 430 millions pour l’Inde. Selon le Global Carbon Project (GCP), les pays en développement comptent désormais pour 53 % des émissions mondiales, alors que la concentration de CO2 atteint les 383 parties par million (ppm), chiffre “le plus élevé depuis les 650.000 dernières années et probablement depuis 20 million d’années (..) Depuis 2000, les émissions ont crû en moyenne de 3,5% par an, soit quatre fois plus vite qu’entre 1990 et 2000, où cette augmentation annuelle n’avait été que de 0,9% environ. Cela s’explique par le fait que les pays industrialisés n’ont globalement pas diminué leurs émissions depuis les années 1990 tandis que le développement économique des pays en voie de développement, en particulier la Chine et l’Inde, a été beaucoup plus rapide que prévu” (1)

(1) Le Monde, 26 septembre 2009

 
Belgique. Comparé à ceux des gourous de Wall Street, le salaire du Prince Laurent de Belgique paraît assurément maigrichon. Mais rapporté à ses heures de travail réelles, l’affaire prend une autre tournure. C’est du moins ce que soutient la chaîne de télévision flamande VTM, qui a eu l’idée de mettre en parallèle la dotation officielle du Prince avec les activités de représentation censées la justifier. Et là surprise : à raison de 312 000 euros (470 000 dollars) par an, mais pour seulement 36 jours de visites officielles en 2007, le salaire du Prince s’établit à 8 666 euros (13 130 dollars) par jour de travail réel. Ça vaut le coût d’être Prince…  

 
Bengladesh. Au Bengladesh, comme dans quantités de pays signataires des accords sur la protection de l’enfance, le travail des mineurs est en principe interdit. Mais au Bengladesh, 20 % de la main d’œuvre employée sur le chantier de Chittagong est composée d’enfants de moins de 15 ans qui, à longueur de journées, découpent les vieux navires à même la plage, sans aucune protection et presque toujours pieds nus. “Le mépris des normes sociales et environnementales dont font preuve les entrepreneurs du secteur attire les propriétaires de navires qui, à 700 dollars la tonne, vendent ici les carcasses deux fois le prix qu’ils en tireraient, par exemple, en Chine” (1) Il existe bien des lois internationales qui imposent aux armateurs de dépolluer les navires avant de les envoyer à la casse, mais qui s’en soucie…

(1) Le Monde, 16 septembre 2008

 
Europe. C’est une vérité universelle : là où passent les fusions boursières, les emplois trépassent,… attendu qu’il faut bien trouver quelqu’un, c.-à-d. les salariés, pour payer l’addition du rachat d’une entreprise par une autre. Dernier exemple en date, Hewlett-Packard qui, dans le cadre de son plan de 24.600 suppressions d’emplois à travers le monde, va licencier 9.330 personnes en Europe, dont 90%… dans la société de services informatiques Electronic Data System (EDS) qu’il vient juste d’acquérir, au prix de 13,9 milliards de dollars. Moralité : si vous entendez parler du rachat de l’entreprise où vous travaillez, dépêchez-vous de partir avec le mobilier, ou de prendre votre patron en otage…

 
Inde. Lalit Kishore Chaudhury, PDG de la filiale indienne d’un équipementier automobile italien, a été battu à mort à coups de barre de fer à Noida, une banlieue industrielle de New Delhi, et ce à l’issue d’une réunion houleuse avec d’anciens salariés de l’entreprise, licenciés deux mois auparavant pour avoir mis à sac les locaux de la société, parce qu’ils exigeaient des hausses de salaires et des contrats à durée indéterminée. Les bonnes idées, ça vient parfois du Tiers-Monde…
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Borderline
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Mine de rien, la sortie de l’ASUS N10 illustre la difficulté de cantonner un concept technologique à l’intérieur de frontières bien définies. 

Plus encombrant et plus lourd qu’un EEE-1000H – qui n’est pourtant pas un poids-plume – le N10 se rapproche à grands pas des notebooks traditionnels, puisqu’il ne lui manque finalement plus qu’un lecteur-graveur de DVD interne pour appartenir à cette catégorie devenue au fil des années bien plus sédentaire que réellement nomade. 

Les premiers EEE avaient l’avantage de la compacité, d’un prix modique, et d’une finition « tout plastique », certes peu élégante mais qui, conjuguée à l’absence de tout disque dur mécanique (remplacé par un élément SSD) s’avérait sinon indestructible, du moins capable d’encaisser les pires sévices au fond d’un sac à dos chahuté sur les pires routes ou sentiers. 


La capacité du SSD était très faible (moins de 10 Gb) mais largement suffisante pour une machine avant tout destinée au voyageur désireux de se connecter sur Internet où qu’il se trouve dans le monde. 

Bien que séduits par le concept du minimalisme nomade, les acheteurs ont néanmoins réclamé des améliorations, comme un plus grand écran ou un plus grand clavier, qui, petit à petit, ont repoussé les limites – et les dimensions – du netbook pour les rapprocher de celles du notebook

Lors de sa sortie, il y a deux mois, le EEE-1000H symbolisait à lui seul cette évolution vers l’embourgeoisement : écran de 10 pouces, clavier confortable et surtout disque dur de 80 Gb (aujourd’hui porté à 160 Gb), plus fragile qu’un SSD mais assurément capable d’héberger toute votre collection de mp3, et sans doute une bonne partie de votre vidéothèque personnelle. 



A 1,3 kilo, et avec ses dimensions à la hausse, le 1000H est en quelque sorte un EEE qui aurait fait du bodybuilding. Avec quelques centaines de grammes et quelques millimètres de plus, le N10, qu’il convient d’appeler ASUS et non plus EEE, est en quelque sorte un 1000H qui aurait troqué son survêtement de sport pour un costume trois pièces du plus bel effet mais qu’on imagine mal au beau milieu de la brousse. 

Pour les constructeurs, cet embourgeoisement, semble-t-il réclamé par la clientèle, a l’avantage de pousser le concept – et les prix – du netbook vers le haut, donc de les ramener vers des territoires bien plus conventionnels. Il y a d’ailleurs fort à parier que, d’ici quelques mois, nous verrons apparaître des netbooks dotés d’un lecteur-graveur interne, donc plus gros, plus lourds, plus chers… et dès lors quasiment semblables aux portables traditionnels, présents sur le marché depuis des années. 

La boucle sera alors bouclée et pour se distinguer de la masse, il faudra alors recourir à toutes sortes d’artifices, à commencer par l’habillage de la coque dans des couleurs psychédéliques, comme HP le propose déjà, dans ses nouvelles versions du HP-2133…


Cet obscur objet du désir...
[info]diberville

Après avoir inventé l’ultra-portable « cheap », ASUS serait-il sur le point de réinventer l’ultra-portable « chic » ?

 

On pourrait le penser suite à la publication des premières photos et caractéristiques du N10, sorte de EEE PC 1000H en habit du dimanche et bien davantage conçu pour traîner sur le bureau des jeunes cadres dynamiques plutôt que sur le comptoir d’une brasserie ou d’un cyber-café.

 

Le couvercle de la bête donne le ton : si les premiers EEE-701, lancés il y a un an, arboraient encore le traditionnel logo « ASUS », tous les modèles actuels, en ce compris le 1000H, ont depuis longtemps adopté le « EEE », signe de la volonté de leur fabricant d’en faire une gamme complète et aussi séparée que possible des portables traditionnels, et plutôt haut de gamme, vendus sous la marque ASUS.


 


La finition du N10 est à l’avenant. Finis plastiques brillant et détails clinquants : le N10 est une machine sobre, d’une élégante couleur sable, que l’on verra plus souvent sur le siège passager d’une berline de luxe plutôt que sur la banquette d’un autobus de banlieue.

 

Sur un plan strictement technique, en revanche, le N10 bourgeois ne se démarque de son cousin prolétaire 1000H que sur des points de détails, comme un lecteur d’empreintes digitales, une sortie HDMI (et non plus VGA), ou encore la présence d’une carte graphique NVIDIA (embarquée en plus du traditionnel chipset d’INTEL, et accessible au moyen d’un commutateur).

 

Peu de choses en somme, si ce n’est la robe, pour se distinguer du 1000H… en dehors bien évidemment du prix qui, dans sa version ultime (disque dur de 250 Gb, mémoire de 2 Gb et Windows Vista) passe la barre des 800 dollars, soit 300 de plus qu’un « banal » 1000H !

 

Mais puisque le netbook est devenu « hot », tout le monde se doit d’en avoir un, y compris les habitants des quartiers chics, pour qui le N10 a toutes les chances de devenir rapidement le netbook ultime…


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